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Le drôle de futur d’Olivier Morin

Le clone est triste
Photo courtoisie, Josée Lecompte Marie-Claude Guérin, Guillaume Tremblay et Olivier Morin dans la comédie Le clone est triste.

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« Le futur nous apprend qu’il est fait de choses étonnantes ». Ces paroles du comédien Olivier Morin s’appliquent fort bien à ce qu’il vit, lui qui s’amuse à imaginer un avenir burlesque dans des pièces qu’il a écrites comme Le clone est triste qui prendra de nouveau l’affiche au Théâtre aux Écuries à Montréal au début décembre. 

Une vingtaine d’années après être sorti du Conservatoire d’art dramatique de Montréal, l’acteur vit d’un métier qui le passionne et ne chôme pas. Il reste toutefois méconnu du grand public, car il n’a pas eu de rôles importants dans des séries populaires à la télévision.

« Ce que j’aime, c’est qu’il y a eu beaucoup de surprises qui ont jalonné mon parcours, dit-il. J’aurais cependant désiré faire davantage de cinéma. C’est un domaine peu familier que j’aimerais découvrir davantage. »

Sans amertume, il reconnaît que d’être à l’écart du vedettariat peut nuire lors de l’attribution des rôles, même au théâtre, où il a beaucoup joué. 

« Comme comédien de théâtre, faut avoir le feu vert de certains distributeurs qui sont plus enclins à donner les bons morceaux de gâteau à ceux reconnus par l’auditoire », note-t-il.

Jouer dans ses propres créations

Oliver Morin aura toutefois la chance de se faire valoir dans la peau de l’écrivain français Edmond Rostand, célèbre pour son livre Cyrano de Bergerac, au Théâtre du Rideau Vert en mars. 

Celui qui vient tout juste de terminer la pièce Si jamais vous nous écoutez au Théâtre Denise-Pelletier reprendra aussi son chapeau de dandy avant les Fêtes dans la comédie qu’il a pondue avec Guillaume Tremblay et qu’il met en scène. Le clone est triste se déroule dans un monde futuriste où tous les baby-boomers ont disparu, les derniers ayant été extradés sur la Lune pour crime contre l’humanité. Le spectacle raconte l’histoire d’un homme, Gilles Douillette, qui se rend compte qu’il est un clone. S’ensuit alors une investigation menée par des enquêteurs du dimanche pour déterminer s’il ne serait pas le dernier de cette fameuse génération. 

« Ce n’est pas un show pour basher les baby-boomers, même si aujourd’hui, ils tranchent encore dans la société, précise Olivier Morin. On les taquine. C’est un peu nous les clones. On porte les travers qu’on leur reproche. » 

Cette production avait été présentée en 2019 et elle revient à l’affiche puisqu’elle avait connu un vif succès.

« C’est de la grosse comédie, dit-il. C’est drôle, mais on se questionne tout de même. C’est un bon spectacle pour amener quelqu’un qui ne vient pas souvent au théâtre. »

Pour des considérations logistiques, ce spectacle ne sera pas remonté donc il s’agit de la dernière occasion d’y assister.


♦ Le clone est triste sera présentée au Théâtre aux Écuries du 2 au 17 décembre.

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