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Starmania: «Ce spectacle va changer la vie des gens» -Miriam Baghdassarian

Starmania
Photo courtoisie, Marc Chaumeil Miriam Baghdassarian

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PARIS | Les Québécois la connaissent déjà pour son parcours à La Voix ou encore sa participation à la tournée American Story 2 – Les années Woodstock. Mais pour les Français, Miriam Baghdassarian risque d’être à jamais liée au personnage de Sadia, leader frondeuse et téméraire des Étoiles noires dans Starmania. « C’est une immense fierté pour moi d’être associée à ce projet-là », souffle-t-elle.

« Starmania, c’est quelque chose de très gros. Et c’est aussi quelque chose de très important, pour les Français et pour les Québécois. Je sais que ce spectacle va changer la vie des gens », insiste Miriam Baghdassarian, dans les coulisses de La Seine Musicale, où Starmania prenait l’affiche plus tôt ce mois-ci.

Dès qu’elle entre dans la pièce, un constat s’impose. C’est une chanteuse douce, posée – certains diraient même timide – qui se présente au représentant du Journal en souriant. Difficile de croire qu’elle venait alors de passer la journée à gronder les titres les plus durs et les plus rythmés du spectacle dans la peau d’un personnage qui se proclame lui-même comme « la violence personnifiée ». 

La remarque la fait ricaner. 

« Je sais ! En fait, j’ai presque eu le rôle de Marie-Jeanne », glisse-t-elle. 

De Marie-Jeanne à Sadia

En effet, Luc Plamondon la pressentait d’abord pour le rôle de la sage serveuse automate en raison de leurs tempéraments similaires et leurs énergies connexes. Il faut également dire que la production, de son côté, cherchait initialement un homme pour camper le rôle de Sadia. 

Car s’il a traditionnellement été incarné par des femmes (Nanette Workman et Marie Carmen sont parmi ses plus célèbres interprètes), le metteur en scène Thomas Jolly cherchait à revenir à l’essence même du personnage, soit celle d’un homme assumant une identité féminine. Le registre vocal imposé par les titres Travesti ou encore Ce soir on danse à Naziland s’est toutefois avéré trop vaste et complexe pour les prétendants de sexe masculin rencontrés en audition. 

« C’est très exigeant vocalement », atteste Miriam Baghdassarian. 

Le metteur en scène a d’ailleurs abondé dans le même sens dans une rencontre subséquente avec Le Journal

« Miriam a immédiatement la fantaisie de Sadia, sa violence, sa brutalité et son énergie sanguinaire dans la voix, une force sauvage. On ne pouvait pas ignorer ça, alors elle a obtenu le rôle », explique Thomas Jolly. 

Un nouveau départ

C’est au début de la pandémie, avant même que ce projet de ressusciter Starmania ne fasse grand bruit, que Miriam Baghdassarian a su qu’elle enfilerait soir après soir les habits et la perruque azure de Sadia devant le public français. 

À ce moment, la jeune artiste avait pris un pas de recul face à l’industrie musicale. Elle profitait du temps d’arrêt imposé par la pandémie pour se consacrer à ses études en journalisme, en plus d’occuper un poste dans une institution financière de la métropole. 

« Je faisais des prêts hypothécaires et des marges de crédit ; j’étais très, très loin de Sadia et de la musique », lance-t-elle en riant.

« Ça m’a fait du bien. Mais de revenir à ma passion première avec Starmania, ça me fait encore plus de bien. C’est ce que je suis née pour faire », complète Miriam Baghdassarian. 


♦ Starmania est présenté à Paris jusqu’au 29 janvier.

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