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Un exaltant automne avec Kassandra Boivin-Cénélia du Studio Party Time de Québec

Kassandra Boivin-Cénélia
Photo de Elie-Anne Lachance, fournie par Comm'Julie En plus de poser pour les photographes professionnels, Kassandra Boivin-Cénélia doit maintenant le faire avec des admirateurs qui la reconnaissent dans l’espace public.

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Elle danse, elle enseigne, elle crée des chorégraphies et des gens commencent même à la reconnaître dans la rue. Derrière les récents succès des danseurs du Studio Party Time de Québec, champions de World of Dance Boston et demi-finalistes à l’émission Révolution, une artiste se démarque: Kassandra Boivin-Cénélia.

Kassandra qui? Les adeptes de la compétition de danse de TVA savent de qui l'on parle. Avec sa chevelure abondante, son dynamisme et sa virtuosité, cette jeune artiste de 21 ans, de Québec, est la cheffe de file de la troupe Bad, qui tentera de se tailler une place en finale dimanche soir.

À chacune de ses prestations depuis le début de la quatrième saison, Bad a fait bondir les maîtres de leurs sièges grâce aux brillants numéros imaginés par Kassandra Boivin-Cénélia.

La troupe Bad écoute les remarques des maîtres après une prestation à Révolution.
Photo courtoisie / OSA Images
La troupe Bad écoute les remarques des maîtres après une prestation à Révolution.

Danseuse ET chorégraphe à Révolution? Voilà qui est inédit.

«Je pense que c’est une première en quatre saisons», dit-elle en entrevue avec Le Journal. «J’ai beaucoup d’amis qui sont juste coachs ou juste danseurs. Moi, je ne pouvais pas choisir. Je veux aussi vivre le trip d’être sur la scène. En arrière, tu n’as aucun contrôle», déclare celle qui enseigne la danse depuis l’âge de 13 ans.

«C’est gros»

Jusqu’ici, l’automne 2022 a été exaltant. En plus du beau parcours à Révolution, elle a conduit les 34 danseurs de la troupe BadCrew (incluant les neuf membres de Bad) à la victoire au World of Dance de Boston, la semaine dernière, ce qui leur donne un billet pour la finale internationale de Los Angeles, en août 2023.

Au moment de notre entretien, elle rentrait de Vancouver, où elle s’était rendue pour travailler avec la troupe de réputation mondiale Brotherhood, un accomplissement majeur à ses yeux.

«À 13 ans, j’avais acheté un coton ouaté de cette troupe. Je connaissais leurs vidéos YouTube de 2014 par cœur et là, je m’en vais leur enseigner. C’est gros», confie-t-elle.

Un visage connu

Grâce à la télé et aux réseaux sociaux, elle est même en train de devenir un visage familier des Québécois.

Photo de famille après le triomphe à Boston.
Photo de Elie-Anne Lachance, fournie par Comm'Julie
Photo de famille après le triomphe à Boston.

«Les gens m’arrêtent et prennent des photos avec moi. À Québec, je vais à la station-service et il y a parfois des gens qui me regardent. Je les entends parler et je sais qu’ils m’ont reconnue. À Boston, une fille m’a reconnue, m’a dit qu’elle a vu mes vidéos sur les réseaux sociaux et que je suis son idole.»

Pas mal pour une fille dont la famille doutait de son rêve de vivre de sa passion pour la danse.

«Mes grands-parents se demandaient comment j’allais faire, mais je réalise que c’est possible et que ça fonctionne pour moi. En ce moment, je suis à mon apogée et j’en suis reconnaissante.» 

Elle rêve du Cirque du Soleil 

La carrière de Kassandra Boivin-Cénélia est sur une irrésistible lancée qui, dit-elle en se croisant les doigts, l’amènera à travailler avec de grands noms du divertissement. 

Lentement, la jeune femme compte délaisser la danse – «parce qu’à partir d’un certain âge, ton corps ne peut plus suivre tes idées» – pour se concentrer sur son travail de chorégraphe. 

«J’aimerais être chorégraphe pour de grosses productions de l’ampleur du Cirque du Soleil, mais pas juste ça. La direction artistique, la mise en scène, tout cela m’intéresse», confie Kassandra Boivin-Cénélia. 

S’il y en a un qui croit qu’elle peut réaliser ses objectifs, c’est Guildo Griffin. Le fondateur du studio de danse Party Time la voit grandir depuis qu’elle a commencé à danser à l’âge de 3 ans. 

Le studio de danse est en quelque sorte devenu sa deuxième maison. 

«Elle est incroyable cette petite-là, dit-il en y allant d’une prédiction qui fera plaisir à cette élève douée. On pourrait faire une gageure entre chums, toi et moi, qu’elle va chorégraphier un jour pour le Cirque du Soleil.» 

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