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Rentrée parlementaire: un jour sombre pour la démocratie

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Donc, le PQ commencera cette session de travaux avec des moyens hyperlimités, gracieuseté de la CAQ, de QS et du PLQ, qui ont joint leurs forces pour le poignarder dans le dos et lui passer un sapin.

Il bouge encore!

C’est comme si ces trois partis avaient avalé de travers le fait que la formation fondée par René Lévesque ne soit pas morte de sa belle mort lors des dernières élections.

On imagine la CAQ, le PLQ et QS contemplant le corps du PQ allongé de tout son long sur une table, à la morgue, le 3 octobre au soir.

CAQ : «Messieurs, c’est fait, le PQ est bel et bien mort ! Ce maudit parti qui nous traitait de faux nationalistes, de traîtres et d’extrémistes a fini par crever la bouche ouverte ! Bernard Drainville, en tant qu’ex-souverainiste, à toi l’honneur d’ouvrir la bouteille de champagne!»

PLQ : «Mais... Mais... Regardez son index de la main gauche! Il bouge! Le monstre est encore en vie! IT’S ALIVE!!!!!»

CAQ : «Attendez, donnez-moi un miroir! Mais oui... Il y a de la buée! Le salaud respire encore ! QS, tiens-lui les jambes, PLQ, tiens-lui les bras, allez me chercher un oreiller, je vais l’achever!»

Une réaction minable

Les pires, là-dedans, sont les libéraux.

Ils profitent du fait que notre mode de scrutin ne soit pas adapté à une course à cinq pour étouffer leur ennemi traditionnel.

Ce n’est pas seulement petit.

C’est honteux, minable.

Ce n’est pas suffisant pour le PLQ de former l’opposition officielle alors qu’il a obtenu moins de votes que le PQ, il faut que le parti de PSPP se retrouve pratiquement sans voix!

Il me semble que si j’étais chef du PLQ, je me garderais une petite gêne, non?

On ne demande pas aux libéraux d’être magnanimes – après tout, comme l’a écrit Emmanuelle Latraverse l’autre jour, la politique n’est pas un conte de fées. Si tu veux un ami, achète-toi un chien!

Mais ils auraient tout de même pu faire preuve d’une certaine classe.

Là, c’est comme si PSPP était tombé d’une falaise et qu’il avait réussi à s’accrocher à une branche. 

Au lieu de fermer les yeux et de continuer son chemin comme s’il n’avait rien vu, Marc Tanguay sort de son auto, allume une cigarette et l’écrase sur les doigts du chef du PQ, pour être sûr qu’il tombe!

Les cannibales

Que voulez-vous, le PLQ ne sait pas quoi faire pour se sortir du recoin où il s’est peinturé en acceptant de devenir le porte-voix des anglos.

Alors au lieu d’essayer de régler ses problèmes internes, il fait tout ce qu’il peut pour couper le sifflet au parti qui l’accuse d’avoir trahi la majorité francophone...

Après ça, le PLQ va nous dire que c’est important d’écouter la minorité anglophone, que c’est antidémocratique de «brimer» leurs droits...

Le PLQ qui donne des leçons de démocratie après ce qu’il vient de faire, c’est comme un cannibale qui sort un livre de recettes véganes.

Ben oui, Chose. 

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