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Une patronne chouchoutée: la BDC paie 11 150$ pour un aller-retour à Londres

La présidente et cheffe de la direction de la BDC, Isabelle Hudon, lors d’un événement médiatique, à Toronto, en septembre dernier.
Photo tirée de Twitter, @HudonIsabelle La présidente et cheffe de la direction de la BDC, Isabelle Hudon, lors d’un événement médiatique, à Toronto, en septembre dernier.

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Un organisme déplore que la Banque de développement du Canada (BDC), qui a pour mission d’aider nos PME, ait dépensé 11 150 $ pour l’aller-retour Montréal-Londres de sa patronne, Isabelle Hudon, en juin dernier.

«Les contribuables vont payer 14 000 $ cette année pour leur panier d’épicerie, alors que l’on dépense presque cela pour un seul billet d’avion», se désole Nicolas Gagnon, directeur québécois de la Fédération canadienne des contribuables (FCC).

Au Journal, le chef adjoint du Nouveau Parti démocratique (NPD), Alexandre Boulerice, a lui aussi vivement dénoncé le prix payé pour ce périple en avion.

«Les gens souffrent et ils veulent que nous soyons responsables avec leur argent. Quand ils voient cette étiquette de prix, je ne leur en veux pas d’être contrariés», a-t-il soupiré.

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En classe économique, c’est 1000 $

En juin dernier, la présidente et cheffe de la direction de la BDC, Isabelle Hudon a pris un vol d’Air Canada Montréal-Londres pour une conférence. Le prix payé? 11 150 $ pour «un billet d’avion remboursable en classe affaires» avec «fauteuils spacieux» et «repas gastronomiques», mentionne-t-on sur le site de l’avionneur.

Or, ces derniers jours, des agences de voyages ont indiqué au Journal qu’il aurait sûrement été possible de payer moins cher en optant pour un billet remboursable avec pénalités plutôt qu’un 100 % remboursable.

Hier, un billet Montréal-Londres (11 au 15 décembre) pouvait avoisiner les 1000 $ en classe économique à plus de 14 000 $ en classe affaires flexibles. 

Ces derniers jours, Le Journal n’a pas été en mesure de s’entretenir avec Isabelle Hudon, mais la BDC a assuré que tout avait été fait dans l’ordre.

«Selon la Directive générale sur les dépenses engagées pour le compte de BDC, les premiers vice-présidents et les personnes occupant un poste supérieur peuvent acheter un billet en classe affaires pour les vols qui durent trois heures et plus», a expliqué le porte-parole de la BDC, Shawn Salewski.

«En tant que société d’État indépendante et financièrement viable, toutes nos dépenses sont payées à partir des revenus gagnés et ne sont pas des dépenses gouvernementales», a-t-il souligné.

Au cabinet de la ministre de la Petite Entreprise, Mary Ng, on a aussi rappelé que la BDC est une société d’État financièrement viable et qu’on ne supervise donc pas ses dépenses opérationnelles.

LA BANQUE DE DÉVELOPPEMENT DU CANADA, QU’EST-CE QUE C’EST?

La Banque de développement du Canada (BDC) est une société d’État fédérale. Sa mission est de contribuer à créer et à développer des entreprises canadiennes en offrant des services de financement et de consultation, avec une attention particulière aux besoins des PME. Son siège social est à Montréal.

Source : Loi sur la Banque de développement du Canada

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