/opinion/columnists
Navigation

Langue française: c'est le gouvernement qui dort!

Coup d'oeil sur cet article

Ainsi, selon Jean-François Roberge, la nation au grand complet doit se réveiller pour défendre le français au Québec.

Effectivement, nous devons tous faire notre part, en exigeant par exemple haut et fort de nous faire servir dans notre langue.

Pas en demandant : en exigeant.

La différence est importante.

On demande une faveur.

On exige le respect.

Ce n’est pas du tout la même chose.

Le premier se fait le dos légèrement courbé, en battant des paupières.

Le second se fait la colonne bien droite, en regardant son interlocuteur droit dans les yeux.

LES DEUX CÔTÉS DE LA BOUCHE

Cela dit, je veux bien faire ma part.

Mais qui embauche des médecins, des infirmiers et des préposés unilingues anglophones?

Qui refuse de faire appliquer la loi 101 aux cégeps anglais?

Qui octroie des permis à des commerces indépendants qui ont une raison sociale en anglais?

Qui empêche l’Office québécois de la langue française d’être proactif? Qui l’oblige à intervenir seulement s’il y a une plainte?

Qui donne de beaux gros cadeaux à McGill?

Qui subventionne des entreprises qui se foutent du français?

C’est comme la protection de l’environnement.

Je veux bien ramasser mes pelures de bananes et laver mes petits pots de sauce St-Hubert avant de les mettre dans le bac à recyclage, mais qu’est-ce que ça donne si on continue de financer des projets hyperpolluants comme la cimenterie McInnis?

Et puis, il faudrait que le gouvernement soit cohérent.

François Legault venait tout juste de dire que son gouvernement allait privilégier une immigration à 100 % francophone que Pierre Fitzgibbon mettait le pied à terre en demandant (non : en exigeant) des exceptions!

Un pied sur l’accélérateur, un pied sur le frein.

Comme dit l’autre : si tu avances dès que je recule, comment veux-tu que je te stimule?

Arrangez vos flûtes, les amis, et on vous suivra!

Ce sont les impératifs économiques qui auront le dernier mot, ou la volonté affichée du gouvernement de contrer le déclin du français?

RADIO-CANADA NOUS PROTÈGE!

Parlant de langue...

Radio-Canada va dorénavant bannir de ses ondes les mots «offensants».

Comme le fameux «mot en n».

(Non, pas «nationalisme», l’autre...)

Le hic, c’est qu’un mot peut avoir diverses significations selon le contexte où il est utilisé.

Prenez le verbe «fourrer». Pour certains, c’est un mot vulgaire, qui devrait être banni des ondes.

Mais qu’en est-il des fourreurs qui confectionnent de beaux manteaux d’hiver? Qu’est-ce qu’ils font, selon vous?

Ils fourrent! Du matin au soir! Ils sont payés pour fourrer! Et bien payés, en plus! Car ce sont des fourreurs professionnels!

Ils fourrent depuis des années!

Parfois, leurs enfants aussi fourrent!

Ils fourrent en famille!

Et qu’est-ce qu’on va manger à Noël ? Des petits pains fourrés!

Que maman aura fourrés elle-même!

Parfois, avec l’aide de papa!

Ils vont passer la veille de Noël à fourrer dans la cuisine!

Radio-Canada va-t-elle les censurer?

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.