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Première médiatique : Christine Morency pleine de grâce

Première médiatique : Christine Morency pleine de grâce

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Elle parle fort, joue gros et blasphème sans gêne, «et pourtant ce n’est pas du Shakespeare», prévient d’entrée de jeu Christine Morency, qui a été accueillie sous un tonnerre d’applaudissements mercredi soir, entre deux colonnes de fumée, pour sa première à l’Olympia.

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«Tabarnak! je suis-tu Céline!, s’est-elle écriée. En tout cas, ce soir, j’ai la santé de Céline», a-t-elle dit d’entrée de jeu, la voix enrouée par une laryngite. L’humoriste a d’ailleurs dû avoir l’accord d’un ORL dans la journée pour pouvoir faire son spectacle sans risque pour sa santé.

Raconteuse douée, l’humoriste aborde sans détour quelques-unes de ses mésaventures, toutes plus drôles et inattendues les unes que les autres, et qui ont fait d’elle une dame pleine de grâce – ou presque. Elle évoque notamment son séjour au Ritz, une «date» aux glissades d’eau et la fois où elle a gagné un billet à la Ronde – et où, depuis lors, elle doit une fière chandelle à son entrejambe qui lui a permis de s’accrocher à son siège, dans la Tornade.

Sa verve colorée, ses punchs sanglants et ses mimiques clownesques sont une plus-value à son personnage de scène qui sait définitivement faire rire sans être vulgaire – quoique des fois elle l’est un peu. Le public de l’Olympia a d’ailleurs eu peu de répit au cours de cette présentation de 90 minutes pour reprendre son souffle, tant les blagues fusaient.

Il est évident que Christine Morency a une façon bien à elle – et très imagé - de faire entrer le public dans son univers et de le faire rire aux éclats tout en le faisant réfléchir. C’est le cas notamment dans son numéro – franchement réussi – sur les inconduites sexuelles, qu’elle conclut en soulignant l’aberration de devoir faire un tel numéro pour dénoncer ces gestes. «Je comprends pas pourquoi je suis capable de faire comprendre "non" à un chien saucisse, mais pas à numéro 6 [un spectateur dans la salle choisit pour illustrer l’homme sur six qui commettra des inconduites sexuelles au moins une fois dans sa vie]».

À un certain moment de son spectacle, les quelques pans de rideau doré qui habillent la scène sont tombés, dévoilant du même coup une installation de ventilateurs. «Bon, ça, c’est moi : des grosses fans pis de la chaine», s’est-elle écriée. Elle s’y recueille à l’occasion pour reprendre son souffle ou pour les bienfaits d’un gag. Des animations lumineuses y sont aussi projetées à certains moments, notamment un attribut masculin qui complète une blague.

Pour la première de ce premier spectacle solo, l’énergique humoriste a été solide, bien qu’elle ait connu quelques essoufflements ici et là en raison de la maladie qui l’affligeait.

L’humoriste a documenté les dessous de la création de son spectacle «Grâce» dans la série documentaire «Christine Morency: sans filtre», diffusée sur les ondes de Z chaque mercredi. Les abonnés de Crave ont également accès aux épisodes.

Christine Morency sera de retour à l’Olympia jeudi et poursuit sa tournée à travers le Québec pour encore au moins un an.

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