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Virus du zombie: pas une raison pour avoir peur, rassure un virologue

Virus du zombie: pas une raison pour avoir peur, rassure un virologue
AFP

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Le virologue Benoit Barbeau rassure la population en affirmant qu’on ne devrait pas paniquer par rapport aux virus zombie découverts dans les glaces de l’est de la Russie. 

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En réaction à la découverte de l’équipe de recherche de l'Université Aix-Marseille, le professeur des sciences biologiques à l’Université du Québec à Montréal a mentionné qu’il peut y avoir des virus congelés et toujours actifs dans les endroits où il y a des couches de glace ou de congélation avec une certaine biomasse.

«S’il y a dégel, ils pourront récupérer leur capacité d’infecter et de se propager dans une espèce animale ou végétale», a-t-il mentionné au micro de Philippe-Vincent Foisy de QUB radio.

Selon lui, il y a plusieurs façons d’analyser les échantillons. D’une part, on peut regarder par un simple séquençage à haut débit ce qui peut se retrouver. «Ce qui est différent dans ce type d’approche, c’est que nous récupérons des virus congelés et toujours actifs qu’on peut reproduire en laboratoire. Les virus n’ont pas de risque chez l’être humain, mais ils sont comme la pointe de l’iceberg.»

Cela dit, M. Barbeau a estimé que ce qui est récupérable dans un laboratoire comprend probablement des particules virales provenant de différentes espèces qui, une fois libérées, pourraient infecter des espèces animales.

«Une fois dégelé, il faut qu’il soit en contact avec la bonne espèce animale, végétale ou l’être humain pour être en mesure de se reproduire. Ils ne sont pas actifs pendant une éternité à la suite d’un dégel. Il ne faut pas être trop alarmiste, mais les virus ont conservé leur infectiosité.»

Benoit Barbeau considère que c’est très difficile de savoir à quoi on peut s’attendre pour le futur, car il y a déjà une multitude de virus qui circulent sur la planète actuellement et que c’est ardu de prévoir ce qui pourrait arriver s’ils se retrouvaient en liberté.

«Il faut que les virus soient en contact avec la bonne espèce pour se reproduire et ce n’est pas acquis. Cela dit, l’étude démontre que dans des endroits où il y a beaucoup de congélation, il peut y avoir des agents infectieux, des bactéries et des parasites qui peuvent se retrouver libérés. Il ne faut toutefois pas paniquer pour le moment.»

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