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«Le monde à l’envers»: Lucien Bouchard se prononce sur l’avenir de la politique au Québec

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Il a refusé à l’automne de commenter la dernière campagne électorale, de peur de tenir le rôle de la «belle-mère», mais il s’est toutefois ravisé vendredi soir. 

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Invité sur le plateau de l’émission Le monde à l’envers, l’ancien premier ministre du Québec et président d’honneur des célébrations entourant le 100e anniversaire de René Lévesque, Lucien Bouchard, a accordé une longue entrevue à Stéphan Bureau, pour une rare fois à la télévision.

Toujours actif sur le marché du travail malgré son âge vénérable, l’homme politique a confié à l’animateur ne pas savoir si René Lévesque pourrait survivre dans l’espace politique actuel.

«Ce n’est pas évident [à trancher]. Il avait une façon de parler très directe. Il disait les choses et se laissait peu embarrasser par les contraintes de la langue de bois. On n’aurait pas pu dire à René Lévesque “tel mot tu ne peux pas le prononcer”. Si on le lui avait dit, il se serait empressé de le dire», a-t-il dit.

Il a cependant nuancé en précisant qu’il vaudrait «peut-être encore la peine de parler au monde, comme le faisait Lévesque».

M. Bouchard a aussi fait savoir à Stéphan Bureau qu’il avait confiance en la relève politique, bien que les différents partis du Québec ont eu du mal à recruter des candidats au cours de la dernière campagne électorale.

«Il y a un risque [démocratique], mais on va le surmonter. Ce n’est pas possible qu’avec les talents qu’on a au Québec, avec tous ces jeunes qui veulent s’affirmer, s’épanouir, qui croient au Québec. Ce n’est pas possible qu’il n’y ait pas beaucoup de leaders qui émergent dans la génération actuelle. C’est certain que ça va arriver. Il faut que ça arrive d’ailleurs», a-t-il dit.

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Au sujet de la pertinence de tenir un troisième référendum sur l’indépendance du Québec, et de ses erreurs politique du temps qu’il était premier ministre, Lucien Bouchard a signifié que le Québec ne pouvait plus perdre ses référendums. «Chaque fois qu’on a fait un référendum et qu’on a perdu, on a reculé considérablement [...] On ne peut plus se permettre de perdre un troisième référendum. Le prochain il faut que ce soit le bon et il faut avoir une assurance plus que raisonnable de le réussir», a-t-il poursuivi.

Pauvreté et salaire des panélistes

L’intervenante de proximité Annie Archambault était de passage sur le plateau de l’émission, vendredi soir, pour partager son histoire d’itinérance et de résilience, alors que certains des panélistes ont accepté de révéler leurs salaires, entre autres Judith Lussier et le nouveau venu, Louis T. Guy Nantel et Richard Martineau se sont quant à eux abstenus de répondre à la question.

Au cours de la soirée, Stéphan Bureau a également abordé la question de l’inflation et de l’alimentation avec l’invité de la semaine, le chef Danny St-Pierre, et Jean-Paul Faniel, directeur général de la Table de concertation sur la faim du Montréal Métropolitain, qui était dans l’assistance.

L’émission Le monde à l’envers est présentée tous les vendredis en direct, à compter de 20h sur les ondes de TVA.

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