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Trudeau confiant d’une meilleure réponse face à un nouveau «convoi de la liberté»

Convoi de la liberté
Photo d'archives, Érika Aubin Les manifestants du Convoi de la liberté devant le parlement d’Ottawa, en février dernier.

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Justin Trudeau assure que son gouvernement et les corps policiers ont «beaucoup appris» du convoi de la liberté et seront mieux préparés face à un possible «convoi de la liberté 2.0.» en février prochain. 

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«Je m’attends à ce que les outils dont les corps policiers disposent soient mis en place pour assurer qu’on n’ait pas une répétition de l’occupation qui a fait mal à énormément de gens au cours de la dernière année», a déclaré M. Trudeau en marge d’un point de presse à Vancouver vendredi.

Cette déclaration tombe alors que la conseillère du premier ministre en matière de renseignement et en sécurité nationale, Jody Thomas, indiquait en comité jeudi soir que les hauts fonctionnaires de la capitale fédérale se préparent déjà à une autre manifestation de camionneurs cet hiver.

Convoi de la liberté
Capture d'écran, Facebook / Canada Unity

La semaine dernière, le Journal révélait qu'un des membres les plus influents de l’organisation du convoi, l’Albertain James Bauder, fondateur du groupe d’influence Canada Unity, a détaillé les plans pour une nouvelle manifestation à Ottawa qui se voudrait annuelle.

M. Bauder expliquait dans une déclaration Facebook que l’événement se déroulerait du 11 au 28 février prochain et aurait les allures d’une grande foire, jeux gonflables pour enfants et discours antisystèmes inclus.

Lors de son point de presse, M. Trudeau a souligné l’«importance» de la liberté d’expression et de la liberté de manifester et qu’il allait toujours «encourager les gens de se faire entendre». «Mais ils ne peuvent pas le faire de façon à faire mal aux autres citoyens».

Pour se parer à cette éventualité, Mme Thomas – qui a aussi dit avoir «tiré des leçons» de ce qui s’est passé – a expliqué au comité mixte spécial sur la déclaration de l’État d’urgence que des réunions en haut lieu pour préparer une réponse ont déjà commencé.

Convoi de la liberté
Photo d'archives Martin Alarie

En raison des meilleurs liens avec les différentes forces policières, y compris la police municipale d’Ottawa, les choses se passeraient différemment advenant un convoi 2.0., de sorte que la Loi sur les mesures d’urgence ne serait pas nécessaire, a-t-elle fait savoir.

La rue Wellington, qui fait face au Parlement et borde la colline parlementaire, est toujours jonchée de blocs de ciment, de manière à interdire la circulation aux véhicules. Elle fut le théâtre de la manifestation qui a secoué Ottawa il y a près d’un an.

L’entièreté des mesures sanitaires qui étaient en place à la fin de 2021 et pendant la première moitié de 2022, incluant l’obligation vaccinale pour les camionneurs afin d’entrer au Canada par la frontière terrestre, n’est plus en place.

La Commission sur l’État d’urgence a franchi l’étape des audiences il y a exactement une semaine. Le rapport, rédigé par le commissaire Paul Rouleau, doit être déposé au mois de février.

La police d’Ottawa a été fortement critiquée pour son manque de clairvoyance et d’initiative dans les jours et les semaines précédant la manifestation historique, qui a duré plus de trois semaines.

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