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Les estampes d’Albert Dumouchel au MBAM

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Photo fournie par le Musée des beaux-arts de Montréal, Albert Dumouchel L’horrible chat des neiges

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Rassembleur, explorateur, expérimentateur, passeur de connaissance : Albert Dumouchel fait partie de ces artistes multiples qui ont su se distinguer au-delà du Québec. Le Musée des beaux-arts de Montréal est allé piger dans sa collection pour nous offrir Révélations, une exposition d’estampes (des œuvres plutôt méconnues) du sculpteur et artiste autodidacte disparu en 1971, à l’âge de 54 ans.  

Albert Dumouchel a peu exposé ses estampes dans sa carrière et la dernière exposition sur Dumouchel présentée au Musée des beaux-arts de Montréal remonte à 1971.

Voilà ce qui rend la nouvelle exposition du MBAM aussi intéressante que fascinante ; cette incursion dans un mode de création moins connu de l’artiste autodidacte et professeur, ainsi que ses différentes expérimentations à travers la discipline de l’estampe (les matériaux, les procédés, les thèmes abordés). Une belle idée visant à célébrer le 50e anniversaire (en 2021) de la disparition de ce créateur ayant marqué toute une génération d’artistes au Québec. 

Évolution

La trentaine d’estampes sélectionnées dans les voûtes du musée (dont 10 sont nouvelles) ont été placées dans trois salles d’exposition, représentant différentes périodes de la vie et des moteurs d’inspiration de la production graphique de Dumouchel ; tantôt abstraites, tantôt figuratives, mais toujours exploratoires. « Je ne suis pas un révolutionnaire, je suis un évolutif », clamait l’artiste originaire de Salaberry-de-Valleyfield.  

Le profil d’Anna
Photo fournie par le Musée des beaux-arts de Montréal, Albert Dumouchel
Le profil d’Anna

Des estampes aux accents religieux, du noir et blanc, des œuvres célébrant l’érotisme et le couple (superbe Viens ! Rentrons Honorine), des représentations d’animaux ou de personnages (on pense à L’horrible chat des neiges), de l’art abstrait, des sujets que l’on devine à leurs contours gravés, des lithographies, une richesse des matières et des dégradés de couleurs tirés de différents procédés : Dumouchel nous transporte dans diverses périodes de travail exploratoire vécues entre les années 1940 et 1970. 

La belle Hélène
Photo fournie par le Musée des beaux-arts de Montréal, Albert Dumouchel
La belle Hélène

« Je vais à l’atelier tenter quelques expériences », disait d’ailleurs celui qui fut le professeur du peintre, graveur et poète Roland Giguère. 

Le cavalier solitaire, sorte de pièce maîtresse datant de 1970, est particulièrement prenant et significatif lorsqu’on sait que cette œuvre est l’une de ses dernières estampes (cette impression posthume date de 1983) et qu’Albert Dumouchel – un être pourtant rassembleur – a toujours fait cavalier seul.


L’exposition Révélations : les estampes d’Albert Dumouchel dans la collection du MBAM est présentée jusqu’au 26 mars 2023.

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