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La vie est un combat, revenir vivant est un cadeau !

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Photo d’archives, Ben Pelosse Quand la vie tient à un fil, le salut est à l’urgence.

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C’est avec une certaine fébrilité et un grand plaisir que je retrouve mes lecteurs après sept semaines d’absence provoquées par la maladie.

Une fois de plus, j’ai pu réaliser à quel point la vie était fragile.

Dans ma chronique du 16 octobre, je mentionnais que je revenais de Paris à temps avec des ennuis de santé et que j’étais content de me rapprocher du personnel soignant du CHUM.

Je n’ai jamais eu autant raison, car dans la nuit qui a suivi, j’ai été transporté d’urgence à l’hôpital en état de choc.

Pour une ixième fois, je me déconnectais tranquillement de la vie, moi qui avais écrit précédemment que j’allais la retrouver à Paris. J’y ai plutôt fréquenté le chemin de la mort.

À l’urgence de l’Hôpital Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe, où j’ai été transporté, on a mis un certain temps à réaliser la gravité de mon état.

Toutefois, lorsque les urgentologues se sont présentées à mon chevet, elles m’ont pris en charge efficacement.

Personnel médical exceptionnel

J’entends encore la médecin me demander, alors que j’étais à demi conscient, si on repartait mon cœur, s’il s’arrêtait. Sa voix semblait venir de l’au-delà.

Je souffrais d’une grave infection urinaire, je faisais de la fièvre, ma pression était dangereusement basse et j’étais en insuffisance rénale. On s’inquiète à moins pour un immunosupprimé comme moi à la suite d’une transplantation pulmonaire.

Un conseil : n’attendez pas d’être entre la vie et la mort pour vous faire une tête sur votre envie d’être réanimé ou pas !

Après les premiers soins à Honoré-Mercier, on m’a transféré aux soins intensifs du CHUM.

Mon pneumologue m’y a accueilli en n’étant pas fier de moi. Il m’a mentionné que j’aurais pu en mourir, que je n’étais pas sorti du bois et que j’aurais dû réagir avant.

Autre conseil : n’attendez pas que la situation s’aggrave pour consulter votre médecin.

Cela dit, ma dernière hospitalisation m’a permis d’apprécier le travail d’une nouvelle série de spécialistes comme les néphrologues, les urologues et les infectiologues.

C’est une chance extraordinaire d’avoir un réseau de la santé comme le nôtre.

L’actualité en dilettante

J’avoue que dans mon état, l’actualité m’importait peu au cours des dernières semaines.

Il y a cependant quelques éléments qui ont attiré mon attention et sur lesquels je compte revenir dans mes prochaines chroniques.

La nomination de Bernard Drainville à l’Éducation, bonne ou mauvaise affaire ? L’éthique élastique de la CAQ qui est bien loin de la virginité qu’elle affichait lorsqu’elle était dans l’opposition.

Les incohérences de François Legault au regard du serment d’allégeance et les compromissions de QS sur cette question.

L’impuissance gouvernementale à résoudre les problèmes en santé. L’à-plat-ventrisme de la CAQ devant Ottawa.

La détermination du PQ à demeurer cohérent avec ses convictions.

Tout un menu pour redémarrer mon cœur aux chroniques !

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