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Ma mère, Lise, et mon père, Guy, sont mes héros

Guy et Martin Lafleur
Photo courtoisie, Martin Lafleur Guy Lafleur avec son fils Martin.

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Il y a à peine un an, j’étais au CHUM en train de discuter de toutes les choses imaginables avec Guy Lafleur, entre autres du talent de Cole Caufield, qu’il a résumé en une phrase : « qu’il lance plus souvent s’il veut marquer des buts ».

Le téléphone sonnait, c’était son fils Martin au bout du fil. Il s’informait des besoins de son père, car lui et sa mère, Lise, faisaient des courses pour l’achat d’un lit médical pour Guy.

Les larmes coulaient sur le visage de Guy lorsqu’il m’a fait part de son amour pour son épouse, Lise, et pour ses fils, Mark et Martin. Le « Démon blond » m’a parlé du rôle important qu’ils ont joué dans sa vie, car ils l’ont toujours égayé, autant dans les beaux moments que dans les moments plus difficiles.

Martin Lafleur a décidé de suivre le cheminement de son père, pas celui vers le Temple de la renommée, mais celui de venir en aide au CHUM et aux gens atteints d’un cancer.

Martin vous invite à faire un don en ligne au Fonds Guy-Lafleur, ou en faisant un don rapide de 10 $ en utilisant votre cellulaire et en textant le mot Guy, au numéro 41010.

Tu as grandi à Baie-d’Urfé.

Je suis né à Montréal. Notre résidence familiale était à Verchères avant qu’on déménage à Baie-d’Urfé, situé en bordure du lac Saint-Louis, où j’ai passé la majorité de ma jeunesse.


Tu aimais jouer au hockey.

L’été dans les rues et l’hiver à la patinoire extérieure, à deux minutes de chez nous. Je quittais la maison avec mes patins dans les pieds et les couvre-larmes pour les protéger. Le midi, nous prenions un grilled-cheese chez un des parents, pour ensuite retourner à la patinoire, puis aller souper et terminer la soirée à la patinoire.


Ton père se joignait-il à vous à la patinoire ?

À l’occasion, il chaussait ses patins, mais la plupart du temps, il était tout simplement en bottes d’hiver avec ses gants et son bâton de hockey.


Tu me dis que Guy Lafleur jouait au hockey bottine.

Comprends-moi, c’était mon père, l’ami des jeunes et de leurs parents, non pas la super vedette que les amateurs voyaient. Il ne s’est jamais considéré comme la vedette qu’il personnifiait. Au contraire, pour lui, c’étaient des moments privilégiés qu’il partageait avec des amis à la patinoire où sur le bord de la piscine familiale.


Tu aimais aller chez ta grand-mère à Thurso.

J’adorais aller chez ma grand-mère à Thurso. Nous partions en famille à la pêche ou en quatre-roues. Les membres de la famille de mon père étaient des adeptes d’activités de plein air.


Quelle a été l’influence de ta mère ?

Je n’ai pas de mots pour décrire ma mère. Son amour inconditionnel pour mon père, mon frère et moi a marqué nos vies. Sans elle, mon père n’aurait jamais été l’homme qu’il est devenu.


La présence de ta mère a joué un rôle important.

Papa étant souvent parti avec le Canadien, elle assistait à mes pratiques de hockey, elle attachait mes patins. Je n’étais pas un fervent de l’école, mais elle était présente pour m’encourager.


L’importance de s’aimer.

Mon frère Mark et moi sommes différents, mais je l’aime tellement et je serai toujours présent pour lui. Nos parents nous ont appris à toujours nous aimer, surtout dans les moments difficiles.


Tu patinais seul sur la patinoire du Forum.

Je dois juste te rappeler que papa arrivait toujours très tôt, que ce soit pour une pratique ou un match. Pendant deux heures, le jeune gamin de 6 ans que j’étais patinait tout seul sur la patinoire du Canadien remplie de rondelles déposées par le gérant de l’équipement Eddy Palchak. Quand les joueurs sautaient sur la patinoire, je les accompagnais pour quelques tours.


Tu as porté le numéro 99 sur ton chandail du Canadien !

Dans ma jeunesse, Wayne Gretzky était la vedette de la LNH, alors comme plusieurs jeunes, je l’aimais. Cependant, je n’oublierai jamais la réaction de mon père qui m’a tout simplement souri, car il était heureux de voir son fils heureux.


Le vestiaire du Canadien était ton terrain de jeu.

Souvent, Gaétan Lefebvre, le préposé de l’équipement, me gâtait avec un repas « Super McDonald’s » : des frites, des boissons gazeuses et, encore plus important, de la gomme balloune à volonté.


Quel est ton souvenir concernant ton père avec le Canadien ?

J’étais trop jeune pour m’en souvenir. La plupart du temps, je me retrouvais dans le salon des femmes avec ma mère.


Tu as vécu de beaux moments avec ton père.

Avec les Anciens Canadiens, il m’a donné la chance de découvrir la vie d’un joueur de hockey, les voyages en autobus avec lui et surtout de jouer à ses côtés.


Tu as retenu une leçon de vie importante.

Papa a toujours été une personne humble qui n’a jamais pensé qu’il était plus important à cause de son statut de super vedette.


Quel a été ton premier emploi ?

J’ai adoré mes étés à Québec où j’étais un préposé aux tables du restaurant Le Portofino, l’endroit qui m’a permis de découvrir le merveilleux mets qu’est le risotto aux fruits de mer. L’automne, j’étais pensionnaire au Stanstead College, situé à Stanstead.


Parle-nous de ton séjour à Stanstead.

C’était phénoménal. Nous étions à peine 120 étudiants venant de partout dans le monde. J’ai appris à vivre en communauté, à trouver des solutions à mes problèmes et surtout, à m’épanouir.


Ton épouse est ta pierre angulaire.

Au cours des dix dernières années, Angelica est devenue ma pierre angulaire, toujours présente pour m’appuyer dans mes moments difficiles. Elle m’a donné mon plus beau cadeau au monde, notre fille, Sienna-Rose.


Le sourire de Sienna-Rose rayonne sur votre famille.

L’éblouissant sourire de ma fille Sienna-Rose rayonne sur tous les membres de notre famille. D’ailleurs, son magnifique sourire nous aidera à vivre le jour de Noël sans la présence de notre paternel, Guy, qui me manque énormément et qui est quelqu’un que j’aimerai à tout jamais.

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