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Hameçonnage: Desjardins a pris deux mois pour lui rembourser 2000$

Une autre victime d'arnaque déplore les obstacles rencontrés pour récupérer son argent

GEN
Photo Agence QMI, Roger Gagnon Catherine Giguère a viré 2000 $ à la soi-disant propriétaire d’un appartement à Bordeaux.

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Une jeune femme de Jonquière victime d’hameçonnage a dû se battre plus de deux mois avec Desjardins pour récupérer ses économies de 2000 $. Ce n’est qu’hier en fin d’après-midi, après des questions posées par Le Journal, qu’on lui a promis un remboursement. 

« Quel adon ! » s’est exclamée Catherine Giguère, encore sous le coup de l’émotion d’avoir eu gain de cause.

Dans une entrevue émotive, quelques heures auparavant, elle se sentait plutôt « stupide, flouée, mais surtout, abandonnée » par Visa Desjardins.

L’apprentie sommelière avait même mis en demeure l’émetteur de sa carte de crédit, en lien avec la coûteuse mésaventure qui a failli compromettre son rêve d’étudier en France.

À la lumière des questions posées par Le Journal hier, l’équipe d’investigation de Desjardins a finalement révisé son dossier.

« Le remboursement a pu être confirmé à la détentrice de la carte », s’est limitée à commenter une porte-parole corporative.

  • Via QUB radio, l’économiste Yves Daoust revient sur l'inflation, la pénurie de main-d'oeuvre et les fraudes bancaires (tous les jours à 9h35) :

Un appartement de rêve

Les déboires de Catherine Giguère ont commencé en septembre dernier, quand elle a cru avoir trouvé l’appartement idéal pour ses études à Bordeaux, capitale du vin.

Une photo du logement dans l’annonce.
Capture d’écran fournie par Catherine Giguère
Une photo du logement dans l’annonce.

En plus d’être au cœur du centre-ville, le petit studio ne revenait qu’à 500 euros par mois, selon l’annonce d’une grande plateforme de location immobilière française.

La Québécoise a donc contacté la propriétaire, qui lui a envoyé un lien pour procéder « via Booking ».

Comme l’a constaté Le Journal, le site web ressemblait à s’y méprendre au « vrai », et l’annonce du logement comptait plus de 100 commentaires de visiteurs antérieurs.

Le site web ressemblait à s’y méprendre à celui de Booking.com, si ce n’est que l’adresse était plutôt Booking.rent-longterm.com.
Capture d’écran fournie par Catherine Giguère
Le site web ressemblait à s’y méprendre à celui de Booking.com, si ce n’est que l’adresse était plutôt Booking.rent-longterm.com.

Mise en confiance, la jeune femme a accepté de faire un virement à son hôte pour confirmer la réservation pour avril, via le site de transferts internationaux Wise.

Elle a ainsi payé 500 euros pour un premier mois, plus un dépôt de 1000 euros, soit un peu plus de 2000 $ canadiens à la soi-disant propriétaire... qui a ensuite disparu avec son argent.

Quelques jours plus tard, le site Signal Arnaques répertoriait trois tentatives d’arnaque suspectées utilisant les mêmes instructions qu’elle avait reçues.

Paniquée, Catherine Giguère a tout essayé pour récupérer l’argent qu’elle avait péniblement épargné en déménageant dans le sous-sol de ses parents. 

Elle a contacté sans succès sa conseillère financière, la police de Saguenay, la Gendarmerie royale du Canada, un avocat...

Manque d’empathie

Selon ses dires, Visa Desjardins a aussi refusé à de multiples reprises de la rembourser sous prétexte qu’elle avait effectué la transaction de son propre gré à un particulier.

« Je regrette le manque d’information, de compréhension et d’empathie de leur part. Pour eux, 2000 $, c’est une goutte d’eau », soutient celle qui travaille en service à la clientèle.

Comme plusieurs Québécois dans les derniers jours, elle déplore que les démarches des victimes de fraude pour faire valoir leurs droits soient si souvent arbitraires et frustrantes. 

POUR SE PROTÉGER DE LA FRAUDE EN LIGNE 

  • Vérifiez toujours que l’adresse URL est celle du site web officiel.
  • Ne cliquez jamais sur des liens reçus par texto ou par courriel.
  • Ne cliquez pas non plus sur les pièces jointes ou les liens, qui peuvent contenir des virus et des logiciels espions.
  • Ne révélez pas de renseignements personnels dans les médias sociaux.
  • Méfiez-vous aussi des courriels qui contiennent des fautes d’orthographe et des erreurs de mise en forme. 

Source : Centre antifraude du Canada

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