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Une liste de priorités pour PSPP et le PQ

Élections provinciales du Québec 2022
Photo d’archives

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Après sa victoire sur le serment au roi d’Angleterre, Paul St-Pierre Plamondon devrait poursuivre son offensive pour contraindre François Legault d'agir sur d’autres questions pour lesquelles le gouvernement de la CAQ aurait dû faire quelque chose depuis longtemps, alors que pour l'instant il fait preuve d'une timidité et d’une indulgence inacceptables.

Les secrets du référendum volé de 1995

Alors que les tensions montent avec le ROC, il faut que le Parti Québécois exige – si possible avec l’appui des autres partis d’opposition, sauf les libéraux – que le gouvernement Legault entreprenne des démarches pour rendre publique l’intégralité des archives de la commission Grenier. On pourrait ainsi découvrir comment Jean Chrétien a volé le référendum de 1995 par le financement illégal de la campagne du Non au mépris des lois électorales du Québec.

Ces documents sont actuellement couverts par une ordonnance de non-publication sans limites de temps. PSPP et le PQ doivent mener une mobilisation nationale sur la question. C’est à l’avantage du Parti Québécois et du Québec tout entier – même de la CAQ – qu’ils soient enfin révélés. 

  • Écoutez l'édito de Normand Lester à l'émission de Richard Martineau sur QUB radio:

College graduates don’t speak French

C’est une humiliation nationale, qu’on puisse sortir du collégial au Québec sans parler la langue nationale. Dans les pays «normaux», les institutions d’enseignement visent à intégrer les nouveaux arrivants à la majorité. Ici, l’argent de nos impôts sert à nous rendre minoritaires dans notre propre pays. C’est unique sur la planète. Pour notre gouvernement, le fait de ne pas intervenir est une manifestation pathétique de notre masochisme national. De quoi faire de nous la risée du monde entier.

Autre réalité humiliante: combien y a-t-il de pays au monde où des malades ne peuvent pas être soignés dans la langue nationale? Dans des hôpitaux anglophones, ce sont souvent des francophones qui assurent (en anglais) le fonctionnement administratif de ces institutions, alors que des unilingues anglais (médecins et infirmières) s’occupent des patients.

Passe-droit aux villes pseudo-anglophones

Au Québec, une municipalité peut obtenir le statut de bilingue si elle compte 50% d’anglophones, un taux que n’atteint pas encore Montréal. Mais ça s’en vient rapidement: les anglophones n’ont qu’à patienter encore quelques années. 

Près de 90 municipalités au Québec possèdent ce statut, mais – chut! – ne le dites à personne: c’est un mensonge. Seule une minorité de ces villes compte réellement une majorité d’anglophones. On leur laisse même le choix. Ainsi Otterburn Park veut conserver son statut même si seulement 5,7% de sa population est anglophone. Combien de fois dans notre histoire, au sujet des services en français pour nos minorités à l’extérieur du Québec, s’est-on fait servir la justification: only where numbers warrant?

Une chose est consolante en cette fin d’année politique: le déclin dramatique du Parti libéral, le fer de lance de ceux que René Lévesque appelait les «Rhodésiens blancs» soutenus – pour reprendre l’expression de Jacques Parizeau – par «l’argent et le vote ethnique».

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