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Il suffit de mentir pour régler la situation du français au Québec

Maison du Québec, Saint-Malo
Photo Adobe Stock

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Selon tous les indicateurs, le français régresse au Québec. À Montréal, mais aussi à Laval, nouveau territoire conquis par le multiculturalisme et l’anglais. Il n’est plus possible de nier cet effondrement.

À moins de mentir. 

Alors que font les jovialistes, ceux qui depuis 25 ans, ont multiplié les contorsions sémantiques et statistiques pour nous expliquer que le français se portait bien? 

Ils proposent de changer la définition de ce qu’est un francophone, tout simplement. Il suffit désormais de nommer la maladie bonne santé pour être guéri.

Francophone?

Le mot «francophone» ne désignera plus quelqu’un de langue maternelle française, non plus qu’une personne parlant principalement français à la maison, ni même quelqu’un utilisant principalement le français au travail. 

Non! 

Il suffirait désormais de parler le français, ou plus exactement, de prétendre qu’on le parle, pour être classé parmi les francophones. On pourra ainsi gonfler les statistiques de francophones au Québec par la magie du trucage des chiffres.

Dès lors, plus de problème! 

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On pourrait donc vivre dans un Québec où les francophones «à l’ancienne» ne seraient plus que 50 %, ou 40 %, que cela ne les dérangerait pas, pour peu que tous soient capables d’interagir minimalement en français.

On pourrait vivre dans un Québec où seulement un tiers de la population parlerait français à la maison qu’il ne faudrait pas non plus s’inquiéter.

Qui contestera cette définition se fera accuser d’intolérance.

Manipulation

Le français, dans cette perspective, n’est plus l’expression de l’identité d’un peuple, mais un instrument de communication accessoire. 

Reconnaissons que la manipulation du vocabulaire domine notre époque. 

Il suffit ainsi, on l’a vu en France l’été dernier, qu’une femme, grâce à la théorie du genre, s’identifie désormais comme homme et tombe «enceint» pour qu’on dire qu’un homme peut accoucher. 

Alors il suffira qu’un anglophone dise «bonjour-hi» pour qu’on en fasse un francophone. Il suffisait d’y penser.

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