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PSPP: un rassembleur est né

Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, lorsqu'il s'est vu refuser l'accès au Salon bleu de l'Assemblée nationale, jeudi dernier.
Photo Stevens LeBlanc Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, lorsqu'il s'est vu refuser l'accès au Salon bleu de l'Assemblée nationale, jeudi dernier.

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Au cours des derniers jours, l’abolition du serment au roi a été considérée comme haut fait d’armes des péquistes et de leur chef.

Pour plusieurs, ils sortent vainqueurs de cette mini-session sans même avoir mis le pied dans l’enceinte parlementaire. 

C’est vrai. En cela, ils rééditent la détermination des patriotes irlandais qui se présentaient au Parlement de Westminster pour ne traiter que des affaires de l’Irlande avant qu’elle ne devienne une république.

Au-delà de ce gain, c’est toutefois l’attitude et les comportements du chef péquiste qui devraient nous faire rêver d’accomplir la politique autrement qu’en versant dans le clientélisme électoral et la fragmentation sociale.

À hauteur de chef d’État

Se caractérisant par un ton posé et respectueux envers ses interlocuteurs, Paul St-Pierre Plamondon expose clairement ses convictions tout en faisant la part des choses.

Il a appuyé les demandes d’Éric Duhaime et de son parti pour des facilités au Parlement. Pourtant, il n’y a pas plus éloignés que ces deux protagonistes sur le plan idéologique.

Il s’est présenté à la salle de l’Assemblée nationale et a été refoulé par la sergente d’armes avec une conversation qui est apparue plutôt sympathique. Il lui a même tendu la main avec un sourire.

Il ne s’est pas comporté en bouledogue comme le ministre Bonnardel à la suite du jugement sur l’attentat au Métropolis blâmant la SQ et le SPVM. Au contraire, il a affirmé que la sécurité avait nettement été améliorée et que quiconque ayant participé à la dernière campagne électorale pouvait en témoigner.

Pas de faux-semblants pour le chef péquiste.

Sortir de l’ombre

On ne peut que regretter le front commun des caquistes et des qsistes pour neutraliser le travail du PQ et de son chef.  

Toutefois, ces derniers prouvent qu’ils peuvent être originaux pour faire avancer des dossiers et séduire l’électorat.

Espérons qu’ils continueront sur cette lancée.

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