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Les autres? Je m'en fous!

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Savez-vous quelle est la meilleure métaphore pour parler de la vie en société ?

Une tour à condos. 

L’ENFER, C’EST LES AUTRES

Quand tu habites dans une tour à condos, tu es responsable de ton condo, mais tu dois aussi respecter certaines règles qui ont été instaurées afin de faciliter la vie de tout le monde. 

Mettre ton compost dans le bac de compost, pas dans celui du recyclage ou celui des poubelles.

Ne pas donner le code d’entrée de l’immeuble à des étrangers. 

Déneiger ton balcon. 

Installer des détecteurs de fuite d’eau sous ton lave-vaisselle et ta laveuse. 

Ne pas encombrer les corridors.

Participer à la réunion annuelle des propriétaires de condos. 

Payer ta part lorsque vient le temps de rénover les espaces communs. 

Mettre tes déchets dans un sac de plastique avant de les jeter dans la chute à déchets. 

Transporter ton sac de compost dans un contenant afin de ne pas tacher le tapis de l’ascenseur avec du jus d’asperges pourries.

Etc. 

Or, s’il y a une chose que tu apprends très rapidement lorsque tu emménages dans une tour à condos, c’est qu’une partie des propriétaires se foutent éperdument des règles.

Ils ne les lisent même pas. 

Les voisins, ils s’en contrefichent. 

Tout ce qui compte, c’est leur condo, point. 

Le reste peut aller au diable.

M’EN SACRE

La société est une tour à condos. 

Il y a des gens qui respectent les règles encadrant les espaces communs. Et d’autres, non. 

Le vaccin ? M’en tape.

Les feux rouges ? M’en fous.

Le tapage nocturne ? M’en sacre.

La civilité, la politesse, le bon voisinage ? M’en crisse. 

Quand ces gens-là déménagent, ils dompent leurs vieux meubles et leurs matelas souillés sur le trottoir. 

Quand ils ne les jettent pas carrément en bas du troisième étage. 

Ils stationnent devant les sorties de ruelles. 

Et quand ils manifestent, ils se foutent s’ils bloquent ou non l’accès à des cliniques médicales, des écoles ou des commerces de première nécessité. 

J’ai le droit de manifester et je vais manifester.

Où je veux. À l’heure que je veux. 

Et fuck le reste. 

Ce qui compte, c’est MA cause. 

Tant pis si j’emmerde des milliers de personnes.

Au contraire : tant mieux ! C’est ce que je veux !

J’ai le droit de me crisser des droits des autres ! Et je veux que la société respecte ce droit !

COMME UN VOX POP DE GUY NANTEL

De même, dans la société, il y a des citoyens et des résidents. 

Les citoyens s’informent, adoptent les règles et les coutumes en vigueur, et s’intègrent dans une culture, une histoire, un passé. 

Le résident paie son loyer et ses impôts, that’s it, that’s all

Le français ? Don’t care.

La culture québécoise ? Don’t give a damn.

Le massacre de Poly ? Aucune idée c’est quoi.

Ces gens-là sont comme les bozos qu’on voit dans les vox pop de Guy Nantel. 

Ignares et fiers de l’être. 

On dit que nos systèmes de santé, d’éducation et de justice craquent de tous bords, tous côtés.

Pas étonnant. 

Regardez l’état des contrats sociaux qui sont censés nous lier les uns aux autres. 

On a le système qu’on mérite.

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