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Malgré sa maladresse, Price a dénoncé une vraie erreur de Trudeau

Carey Price armes
Photo tirée du compte Instagram @cp0031 (Carey Price)

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Nous avons tous été estomaqués de lire que Carey Price ignorait ce qui s’est passé à la Polytechnique en décembre 1989. Il avait beau être bébé, la gravité de l’événement et l’existence de commémorations annuelles rendent inimaginable une telle inconscience.

Hier, Carey Price a corrigé la situation en affirmant clairement qu’il connaissait l’événement et sa gravité pour la communauté montréalaise. Gênant pour l’organisation du Canadien qui avait diffusé l’inverse. L’événement dans son ensemble, qui survient autour de la triste journée du 6 décembre, laisse une saveur bizarre.

Maladresse

La sortie de Carey Price fut plutôt maladroite. Il aurait pu faire un message se déclarant solidaire des milliers de chasseurs qui sont inquiets de la menace que fait planer le gouvernement Trudeau, mais en évitant de s’associer avec la CCFR, ce lobby disgracieux. De toute façon, il est cent fois plus connu qu’eux !

Une fois cette maladresse constatée, précisons une chose : Carey Price est un honorable citoyen canadien, un véritable passionné de chasse et de pêche, qui a parfaitement droit à son opinion. Ce qu’il a exprimé est d’ailleurs le reflet de ce qu’on entend depuis une semaine dans le monde des chasseurs.

Sur la place publique, on a abondamment fait le procès de Carey Price depuis trois jours. Le temps serait venu de faire le procès du gouvernement dont l’incompétence et les manœuvres douteuses ont causé cet émoi chez les adeptes de la chasse.

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300 pages qui changent tout

Le projet de loi C-21, qui doit viser les armes de poing et les armes d’assaut, avait fait l’objet de consultations sans que les associations de chasseurs montent aux barricades. Le gouvernement libéral a déclenché un mouvement de panique en déposant, APRÈS les consultations, un amendement qui change tout.

Cet amendement vise nommément les armes de chasse en plus de dresser une liste d’armes qui deviendront interdites, une liste de 300 pages ! Devinez quoi, bon nombre de chasseurs ont retrouvé dans la liste des modèles de fusils qu’ils utilisent, notamment pour la chasse au canard ou aux oies.  

Cet amendement a donc changé toute la discussion, surtout que le gouvernement Trudeau avait promis de ne pas s’en prendre aux chasseurs dans son nouvel encadrement des armes à feu. L’inquiétude des chasseurs tient aussi au fait qu’on ne parle plus ici de requérir un permis de plus ou l’inscription à un registre. On parle de rendre l’arme illégale au pays.

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Les propriétaires de ces modèles, parfois hérités de parents ou de grands-parents, devront tout simplement les remettre au gouvernement. S’ils les conservent, la nouvelle loi fera d’eux des criminels.

Lorsqu’interrogés, Justin Trudeau et son ministre de la Sécurité publique ont d’abord garanti que leur loi ne touchait pas les armes de chasse. Puis ils se sont ravisés : au fond, ils ignoraient eux-mêmes l’effet de leur amendement de 300 pages.  

Finalement, ils ont l’air d’être en voie de corriger leur erreur et de réviser leur liste.  

Peut-être un autre arrêt signé Carey Price.

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