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Un entrepreneur veut que James Awad lui paie 150 000$

Il refuserait de le payer pour les travaux qui s’éternisent

Le château au cœur de la chicane entre James William Awad et son entrepreneur. En mortaise, Awad, 29 ans.
MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL Le château au cœur de la chicane entre James William Awad et son entrepreneur. En mortaise, Awad, 29 ans.

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Un entrepreneur en construction part en croisade contre James William Awad, qui refuserait de lui payer plus de 150 000$ pour les travaux réalisés sur son luxueux château à Bois-des-Filion.  

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«C’est pas le genre de choses que j’aime faire, mais on n’a pas le choix», confie en soupirant Romano Grilli. 

Cet entrepreneur, à la tête de la compagnie Gestion Romano Grilli, à Pointe-Claire, a déposé mardi un avis d'hypothèque légale de construction sur le domaine en question.

Photo aérienne du quartier de James William Awad. AGENCE QMI
Agence QMI
Photo aérienne du quartier de James William Awad. AGENCE QMI

Dans ce document consulté par Le Journal, M. Grilli met carrément en demeure le jeune propriétaire, lui demandant de lui payer la somme de 153 998,76$. Il lui donne 10 jours pour verser l’argent. «Faute de quoi des procédures judiciaires seront engagées, avec frais de justice», peut-on lire. 

Rappelons que James William a d’abord été reconnu pour avoir organisé un party controversé sur un vol de Sunwing vers Cancún avec plus de 100 personnes. Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, avait même qualifié de «sans-dessein» et d’«ostrogoths» ces Québécois à bord de l’avion.

Le château au cœur de la chicane entre James William Awad et son entrepreneur. En mortaise, Awad, 29 ans.
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Plusieurs reproches

L’entrepreneur a refusé d’expliquer ce qui le motivait à prendre ce recours. «L’avis parle de lui-même», a-t-il laissé tomber, sans donner plus de détails. 

Le château au cœur de la chicane entre James William Awad et son entrepreneur. En mortaise, Awad, 29 ans.
MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL

Notre représentant a toutefois obtenu une lettre transmise à James William Awad et qui venait de l’avocat de Gestion Romano Grilli. C’est dans celle-ci qu’on apprend l’origine de la «mésentente» entre l’entreprise et l’homme de 29 ans.

  • Écoutez le bulletin de nouvelles avec Alexandre Moranville au micro de Benoit Dutrizac sur QUB radio : 

La compagnie lui reproche «une absence de collaboration», des «problèmes de communication», une «absence de directives claires», sa «procrastination», d’«innombrables volte-face» et même un «bris de confiance». 

Photo aérienne du quartier de James William Awad. AGENCE QMI
Agence QMI
Photo aérienne du quartier de James William Awad. AGENCE QMI

«Nous recevons mandat de vous signaler que notre client entend résilier unilatéralement ledit contrat de service», écrit Me Pierre Séguin, de SPS Avocats, qui représente l’entrepreneur. Il a d’ailleurs refusé notre demande d’entrevue. 

Il se défend

De son côté, James William Awad assure que c’est plutôt l’entrepreneur qui lui doit de l’argent, puisque sa maison n’est toujours pas terminée après plus de quatre ans de travaux. 

Le château au cœur de la chicane entre James William Awad et son entrepreneur. En mortaise, Awad, 29 ans.
Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal / Agence QMI

«Il est toujours en train de donner de nouveaux délais. La dernière fois, il m’a demandé de l’argent et je lui ai donné 50 000$. Là, il dit que je lui dois près de 150 000$ pour sa job. Mais je ne vois pas la job qu’il a faite ici», explique-t-il. 

Photo aérienne du quartier de James William Awad. AGENCE QMI
Agence QMI
Photo aérienne du quartier de James William Awad. AGENCE QMI

Le propriétaire prétend aussi que la compagnie Gestion Romano Grilli inventerait des montants à rembourser, mais qu’aucune facture ne lui serait envoyée pour justifier ces dépenses. 

«Ça ne fait aucun sens et ça ne marchera pas avec moi», mentionne Awad, qui est loin d’avoir dit son dernier mot dans cette affaire. 

  • Écoutez l'entrevue de Benoit Dutrizac avec Pierre-Olivier Zappa, chef d’antenne du TVA 22h sur QUB radio :

En argent comptant

Le château de ​​James Wlliam Awad, propriétaire de la compagnie TripleOne à Montréal, a d’ailleurs fait les manchettes en novembre dernier. La Ville de Terrebonne avait annoncé qu’elle avait installé une clôture près de son domaine afin de protéger un espace boisé qui est menacé de déforestation. Coût total? 100 000$. 

Le Journal a notamment révélé en janvier dernier que ce résident de Bois-des-Filion a acheté 11 propriétés au Québec depuis 2018, pour un total de 17,3 millions $. Toutes ces maisons ont été payées en argent comptant par le biais de sociétés à numéro enregistrées au Québec et au Delaware. 

Photo aérienne du quartier de James William Awad. AGENCE QMI
Agence QMI
Photo aérienne du quartier de James William Awad. AGENCE QMI
  • Avec la collaboration de Philippe Langlois  
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