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Mentez à votre employeur frileux: les faits ne comptent plus!

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L’autre jour, au gym, j’avais une terrible envie d’uriner, mais la toilette des hommes était occupée.

Alors je suis allé dans la toilette des femmes.

En sortant, une dame qui attendait que la toilette se libère m’a jeté un regard furieux.

«C’est la toilette des femmes! 

— Et alors? Qui vous dit que je suis un homme?»

LES APPARENCES SONT TROMPEUSES

Il y a cinq ans, la dame aurait en effet pu se dire : «Cet individu a une barbe et pas de seins, c’est donc un homme!»

C’est comme ça qu’on devinait le sexe (pardon! le genre) des gens, en 2017.

En se basant sur leurs apparences, leurs attributs physiques, leur look, leurs vêtements.

Mais aujourd’hui, ces critères ne tiennent plus. 

Ce n’est plus le sexe que la nature t’a donné qui compte, la biologie, les faits. 

C’est ton «ressenti». Comment tu te sens «en dedans».

Tu te sens femme? Tu es une femme.  

Même si tu as deux bijoux de famille et une pomme d’Adam grosse comme une citrouille. 

Voilà pourquoi de plus en plus d’entreprises demandent à leurs employés de s’auto-identifier. 

Parce qu’elles veulent être sûres de ne pas faire de faux pas.

Il ressemble à un haltérophile russe et il s’appelle Gaston?

On ne prendra pas de risque, on va lui demander comment il se sent «en dedans».

À la limite, il n’est peut-être ni l’un ni l’autre.

Idem pour sa race et son orientation sexuelle. 

Après tout, il y a des Noirs pâles, des Blancs foncés et des hétérosexuels qui montent sur une table et se mettent à danser dès qu’ils entendent une toune de Céline Dion. 

On ne peut plus présumer de rien, en 2022. 

Les apparences sont de plus en plus trompeuses. 

SODOMIE OU MISSIONNAIRE?

Ce qui nous amène à la question à 100 000 $: pourquoi des entreprises voudraient connaître notre orientation sexuelle et notre «appartenance ethnique»?

Les employeurs ne sont-ils pas censés s’en foutre?

Depuis quand ces informations sont-elles pertinentes quand on embauche quelqu’un?

Qu’est-ce que tu veux que ça fasse que tel ou tel candidat soit noir et gai, arabe et bisexuel, blanc et masturbateur chronique?

Eh bien, malheureusement, ça compte.

Car nous sommes en 2022.

Et en 2022, les employeurs ont le droit – que dis-je, ils ont presque l’OBLIGATION – de tenir compte de la couleur de ta peau et de tes préférences sexuelles quand ils t’embauchent. 

Comme ça, ils pourront te faire parader quand on les critiquera.

«Quoi? Nous, fermés à la diversité? Mais non, voyons! Regardez Gaston, dans le fond, là-bas : il s’auto-identifie comme apache et trisexuel. N’est-ce pas, Gaston? Montre-leur, fume le calumet de la paix et cruise Robert et sa femme!»

JE SUIS UN QUEER ALBINOS!

Comment combattre ces politiques de diversité utilisées de plus en plus souvent par les employeurs?

Simple : mentez.

Répondez n’importe quoi. 

Dites ce que les patrons frileux veulent entendre : vous êtes pansexuel, queer, africain, albinos, de toute façon, ils n’iront pas vérifier.

Car ce ne sont pas les faits qui sont importants, c’est votre «ressenti». 

À force de se faire répondre n’importe quoi, ils vont arrêter de poser ces questions...

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