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Réseaux sociaux: l'autre cyberviolence, celle dont on n'entend pas parler

KIEV, UKRAINE - MAY 26, 2015:Twitter logotype bird printed on paper. Twitter is an online social networking service that enables users to send and read short messages
Photo Adobe Stock

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On parle ces jours-ci de la cyberviolence présente sur les réseaux sociaux. 

C’est un véritable sujet, car ces derniers servent aujourd’hui de véritables défouloirs. L’agressivité sociale s’y exprime de la manière la plus désinhibée qui soit. On s’y insulte, on s’y crache au visage symboliquement. 

Mais on aurait tort de croire, comme je le lis ici et là, que le tout s’expliquerait par l’arrivée d’Elon Musk chez Twitter. 

Cette cyberviolence était présente sous la précédente administration.

Twitter

On aurait tort de croire aussi qu’elle vise exclusivement les femmes et les minorités ethniques. 

Elle vise aussi, et cela, régulièrement, même si on peine à le reconnaître, ceux qui critiquent l’idéologie diversitaire dominante. 

Parlons simplement du Québec et de cette petite meute woke violente qui rode sur le Twitter. Elle accuse de racisme, de sexisme, de transphobie, de complotisme ou de complicité avec l’extrême droite les figures publiques qui ne reprennent pas les slogans à la mode. 

Elle est agressive. Elle harcèle. Elle cherche à détruire la réputation de ceux qu’elle n’apprécie pas. Elle peut même faire des montages vidéo mensongers ou produire des captures d’écran déformées et tronquées dans son désir de nuire à ceux qu’elle voit comme ses ennemis.

Je me permettrai de citer un extrait de correspondance privée avec un internaute qui m’attaquait dans un tweet. Je lui écris en privé pour lui demander ce qui le pousse à m’attaquer.

Il m’explique qu’il partage certaines de mes idées, et qu’il en critique d’autres, ce qui va de soi. 

Mais il ajoute un commentaire que je citerai tant il me semble révélateur. «Dans mes échanges sur Twitter, je me distancie de vous par stratégie. Dire qu’on partage vos positions nous disqualifie en partant. Pour éviter cela, je dis souvent que je ne suis pas un de vos fans. Ce qui est vrai dans le sens que je peux être d’accord.» 

Autrement dit, les diffamateurs parviennent à salir à ce point la réputation d’un homme qu’il est désormais nécessaire de s’en distancier pour ne pas abîmer sa propre réputation. Je ne suis évidemment pas le seul dans cette situation !

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Haine

Autre réflexion : parlons des néoprogressistes diplômés et haineux. 

Sur Twitter, une professeure de l’Université Laval a ainsi qualifié Frédéric Bastien «d’homme blanc médiocre». 

Quelques jours avant, elle me traitait de soulless angry fat man

Ses commentaires ont suscité des réponses vives, naturellement. 

Qu’a-t-elle fait? Elle s’est victimisée en se présentant comme la cible de commentaires sexistes! 

Autrement dit, elle insulte, et quand cela lui retombe sur la tête, quand des internautes répondent à ses attaques haineuses, elle prend la pose d’une pauvre personne martyrisée. Elle a même le culot de dénoncer l’intimidation en ligne. 

Une conclusion s’impose : quand les néoprogressistes sont violents, ils croient utiliser une violence légitime contre ceux qu’ils voient comme des mauvais humains parce qu’ils ne pensent pas comme eux. 

S’ils veulent lutter contre la cyberviolence, peut-être devraient-ils commencer par une autocritique.

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