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Un panier d'épicerie 25 % plus cher d'une année à l'autre

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L’inflation alimentaire fait mal aux portefeuilles des familles les plus démunis qui peuvent s’acheter bien mieux d’aliments que l’an dernier avec un montant équivalent. 

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À pareille date en 2021, une équipe de TVA Nouvelles s’était rendue dans un IGA de Trois-Rivières pour faire une épicerie qui avait coûté 128,95 $.

Or, en retenant l’expérience cette année avec les mêmes produits, une fois de plus chez IGA, la facture a plutôt bondi à 160,72 $, un écart de 31,77 $ qui représente une hausse d’environ 25 %.

Ce taux est un peu plus élevé que le niveau d’inflation alimentaire observé au pays, a noté le spécialiste en agroalimentaire de l'Université Dalhousie, Sylvain Charlebois.

Bien sûr, les spéciaux ont varié d'une année à l'autre, mais seuls deux produits sont moins chers, tandis que les autres ont augmenté en moyenne de 75 sous à un dollar.

Par exemple, le sac de patates rouges a coûté 6,99 $ cette année alors qu'il était en spécial à 2,49 $ en 2021.

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«Les familles à faible revenu, elles cuisinent avec ça : les carottes, les patates, les oignons. Toutes les recettes qu'on fait avec ces femmes-là, ce sont des recettes avec ces légumes-là parce qu'ils n'étaient pas chers, mais là, elles ne sont plus capables de les acheter. C'est fou», a détaillé la coordonnatrice adjointe du Centre d'organisation mauricien de services et d'éducation populaire (COMSEP), Marie-Josée Tardif.

Le défi était colossal déjà l'an passé sans l'inflation. Même si l'enveloppe budgétaire a augmenté d'environ 5 $ pour l'épicerie chaque semaine, il y a quand même un manque à gagner. Avec le prix payé au final, il aurait fallu couper au moins deux repas par semaine.

C'est sans compter les produits nettoyants, le loyer et tout le reste qui ont aussi augmenté.

Moins pour plus

Pour ajouter à l'angoisse, la boîte de macaronis, par exemple, a diminué de volume, en plus de coûter plus cher.

«Ça s'appelle la réduflation. Souvent, quand le coût des intrants augmente, on réduit la quantité pour maintenir le même prix. Si on n'avait pas réduit la quantité, le prix aurait augmenté encore plus. On y va de deux façons pour couvrir les frais de fabrication», a expliqué M. Charlebois.

Les familles doivent, encore plus que jamais, se serrer la ceinture pour manger. Il leur faut aussi user de créativité pour élaborer les repas.

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