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Procès du présumé «espion des vedettes»: aucune preuve hors de tout doute raisonnable plaide l’accusé

Le procès de trois semaines tire à sa fin alors que les deux parties livrent leurs arguments finaux en plaidoiries

Procès du présumé «espion des vedettes»: aucune preuve hors de tout doute raisonnable plaide l’accusé
Photo d'archives

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Le procès du présumé « espion des vedettes » est entré dans sa dernière étape avec les plaidoiries, Pascal Desgagnés estimant que la Couronne ne remplit pas son fardeau de présenter une preuve « hors de tout doute raisonnable » pour le faire condamner.

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Selon l’informaticien, accusé notamment de vol d’identité et de méfait de données informatiques, la Couronne n’a pas présenté les preuves qu’il est le responsable des crimes qu’on lui reproche.

« Toute la théorie de la poursuite est basée sur l’idée que les machines virtuelles ont été créées par moi, sur mon matériel, mais jamais la poursuite n’a déposé une seule preuve de cette hypothèse », a insisté M. Desgagnés, qui se représente seul.

La prétention de Pascal Desgagnés est que le téléchargement des données de l’ensemble des victimes ait pu être fait sur une machine virtuelle par un individu inconnu et que lui a ensuite téléchargé cette machine sans en connaître le contenu.

« Mon constat, vu la nature virtuelle et déplaçable des machines, si le fardeau de la preuve est sur les épaules de la poursuite, le plus important est de démontrer que l’accusé est derrière ces machines ou les possédait au moment des infractions. Actuellement, aucune preuve n’a été déposée à cet effet », a-t-il plaidé à la juge Rachel Gagnon.

Ensemble de la preuve

En poursuite, Me Dana Cernacek a repassé en long et en large l’ensemble de la preuve déposée au cours des trois semaines de procès. 

Les connexions VPN dans des comptes des victimes, qui ont aussi servi dans des comptes de l’accusé, l’utilisation de l’adresse IP du domicile de l’accusé pour accéder à des comptes piratés, le fait que Desgagnés se soit trouvé dans un hôtel de Montréal au même moment où l’on y observait des activités suspectes dans des comptes de victimes. 

Selon la Couronne, la liste des preuves est longue, accablante et lie Desgagnés aux faits reprochés.

Les plaidoiries de la poursuivante se poursuivront demain et la juge Gagnon prendra ensuite la cause en délibéré avant de rendre sa décision. 

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