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1000 manières de s’engager pour la biodiversité

GEN - DÉVOILEMENT D'UNE BANDEROLE
PHOTO: MARTIN ALARIE / LE JOURNAL DE MONTRÉAL

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Alors que les négociations internationales se poursuivent à la COP15, devant ma fenêtre, en face du Palais des congrès, trois activistes sont suspendus dans les airs. Ils déploient une bannière de mise en garde contre la mainmise de milliardaires sur des politiques qui méprisent la biodiversité et la paysannerie.

S’engager

Au pied de l’édifice, je rencontre Marie du Collectif Antigone d’Extinction Rébellion. Cette grand-maman aux yeux bleus perçants m’explique qu’elle a commencé à s’impliquer il y a un an, parce qu’elle est inquiète pour ses petits-enfants.  

La désobéissance civile ne lui fait pas peur. 

« Les politiciens ne bougent pas assez vite. Ils n’écoutent pas les scientifiques. Il faut mettre de la pression sinon rien ne va changer. » me dit-elle d’une voix douce et déterminée avant de me reparler de ses petits-enfants qu’elle garde tous les jours. 

Autour des négociations

Dans les rues autour du Palais des congrès, de la maison du Développement durable et près du Grand Quai, des milliers de délégués, élus, représentants d’organisations de la société civile, de communautés autochtones et d’entreprises s’entrecroisent.  

Chacun porte sa vision de ce qu’il faut faire pour protéger la vie sur Terre pour nos enfants. 

J’ai aussi la mienne. 

Je pense qu’absolument tout le monde peut jouer un rôle. Tout le monde! 

Bien sûr, les élus et les appareils gouvernementaux de tous les paliers ont bien plus de pouvoir que Monsieur et Madame Tout le Monde. C’est leur responsabilité de mettre en place les règles du jeu qui permettront (ou non) de freiner la 6e crise d’extinction des espèces.  

On peut d’ailleurs être fiers du leadership de nos municipalités avec 15 engagements concrets pris par plusieurs cette semaine: Montréal, Québec, Sherbrooke, Longueuil, Gatineau, Laval et des dizaines d’autres ici et sur tous les continents. 

Agir

Mais chacun de nous a aussi le pouvoir d’agir et pas seulement en mettant de la pression sur les gouvernements et les entreprises.   

Si on est propriétaire de terrains, même petits, on peut y protéger la nature en la laissant tranquille, ou en y ajoutant de la biodiversité.  

Planter des arbres et de la végétation bénéfiques aux pollinisateurs. Ne pas utiliser de pesticides et autres produits chimiques. Attendre juin avant de tondre. Voilà quelques exemples. 

Imaginez le pouvoir des agriculteurs et des forestiers! L’impact de leurs pratiques est décuplé. Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à se tourner vers l’agroécologie. 

Je pense à mon frère qui, il y a quelques années, ne jurait que par les pesticides et les OGM. Aujourd’hui, la terre familiale est certifiée biologique. Chaque hectare est beaucoup plus rentable et tellement plus riche en biodiversité. 

Je pense aussi aux milliers de propriétaires privés qui travaillent avec des organismes de conservation pour mettre sous protection à perpétuité une partie de leur terrain. Des avantages fiscaux en sont tirés. 

Chacun de nous peut aussi réduire sa consommation en général et modifier ses choix alimentaires. Manger moins de viande, faire des choix bio et locaux ainsi qu’éviter le gaspillage sont tout autant de gestes qui méritent d’être combinés à l’action politique. 

Rappelons que la société change parce que les gens changent.  

Les gens, c’est chacun de nous. 

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