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«The Whale»: une performance époustouflante de Brendan Fraser

Brendan Fraser livre une performance époustouflante dans la peau d’un homme souffrant d’obésité sévère

The Whale
Photo courtoisie, Entract Films Brendan Fraser fait un retour remarqué au cinéma dans le film «The Whale» («La baleine»)

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Le cinéaste Darren Aronofsky dit avoir cherché pendant des années le bon acteur pour incarner le personnage principal de son nouveau film, The Whale, un homme souffrant d’obésité morbide. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a visé dans le mille en confiant ce rôle puissant et déchirant à Brendan Fraser.

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Fraser, qu’on n’avait pas vu dans un premier rôle au cinéma depuis une dizaine d’années, offre en effet une performance magistrale dans cette adaptation cinématographique de la pièce de théâtre de Samuel D. Hunter, laquelle a été présentée sur les planches à New York en 2013. 

Transformé physiquement grâce à la magie du maquillage grossissant et de prothèses pesant près de 300 lb conçues par le maquilleur d’effets visuels montréalais Adrien Morot, l’acteur de 54 ans se glisse dans la peau de Charlie, un professeur de littérature souffrant d’obésité sévère qui vit seul dans son appartement, quelque part en Idaho. 

Ayant un penchant pour l’autodestruction (il se nourrit de pizzas et de poulet frit) et n’arrivant plus à faire quelques pas dans son appartement sans frôler une crise cardiaque, Charlie est bien conscient que ses jours sont comptés. Avant de mourir, il tentera donc de renouer avec sa fille (Sadie Sink), une adolescente rebelle qui lui en veut encore de les avoir abandonnées, elle et sa mère, pour aller vivre avec l’un de ses étudiants, quelques années plus tôt.

Tour de force

C’est une histoire de rédemption bouleversante que propose Darren Aronofsky (Le cygne noir, Mère !) avec The Whale (La baleine), son huitième long métrage qui rappelle à certains égards son excellent Le lutteur, sorti en 2008. 

Sur le plan de la réalisation, le cinéaste a réussi un tour de force en rendant captivant, par le biais de quelques cadrages audacieux, un récit se déroulant entièrement dans un appartement sombre. L’aspect huis clos de l’histoire lui a aussi permis de mettre en valeur la richesse du texte de la pièce éponyme de Samuel D. Hunter ainsi que ses dialogues finement ciselés. 

Mais la réussite de The Whale repose d’abord et avant tout sur la performance forte et nuancée d’un Brendan Fraser totalement habité par le personnage, mais aussi sur celle de la jeune Sadie Sink, qui est poignante dans la peau d’une adolescente désillusionnée.   

  • Note : 3,5/5.
  • The Whale (La baleine), un film de Darren Aronofsky avec Brendan Fraser, Sadie Sink et Hong Chau.
  • À l’affiche mercredi.
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