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Retour de son personnage dans «À cœur battant»: Roy Dupuis inspiré par son passé difficile

Retour de son personnage dans «À cœur battant»: Roy Dupuis inspiré par son passé difficile
PHOTO COURTOISIE

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Roy Dupuis a accepté d’incarner à nouveau Christophe L’Allier dans la nouvelle série «À cœur battant» – la suite de «Toute la vie» – parce que le sujet de la violence masculine et conjugale le touchait personnellement. 

Dans sa jeunesse, le comédien des «Filles de Caleb», de «Scoop» et de «Mémoires affectives» a été victime de la violence de son père en Abitibi, un passé difficile pour lequel il est allé chercher de l’aide en se soumettant à une longue psychanalyse.

«J’ai eu un père violent, donc j’ai connu ça dès ma naissance, ça a fait partie de ma vie, a-t-il dit à l’Agence QMI. J’ai passé toute mon enfance à "dealer" avec un homme qui était blessé, qui avait un problème de violence. Les statistiques sont claires: 50 % des enfants battus vont battre leurs propres enfants.»

Dans la mesure «où on est ce qu’on apprend» et que «tout se transmet», Roy Dupuis était préoccupé par la possibilité d'être violent avec ses enfants, s’il devait en avoir. «Je ne suis pas quelqu’un de violent, je ne me suis jamais vraiment battu. À l’époque où j’étais avec Céline [Bonnier], on pensait peut-être fonder une famille, et donc c’est une des raisons pour lesquelles je suis allé en psychanalyse, pour l’alcool et aussi parce que j’étais au courant des statistiques.»

Retour de son personnage dans «À cœur battant»: Roy Dupuis inspiré par son passé difficile
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Sa psychanalyse lui a permis de faire un bout de chemin vers son père, qui lui-même avait été malmené dans son enfance. «J’ai appris à le connaître, de savoir où il était, ce qu’il a fait, et j’ai appris à le respecter dans le sens où le père de mon père était bien pire au niveau de la violence. Mon père avait fait une partie du chemin, même s’il était très violent, sans entrer dans les détails.»

Avant d’œuvrer à l’école Marie-Labrecque dans «Toute la vie», Christophe avait été intervenant auprès d’hommes violents. C’est donc un retour aux sources pour lui dans l’histoire de l’autrice Danielle Trottier.

«Christophe a lui-même eu des problèmes de violence plus jeune, des problèmes qu’il semble avoir traités et contrôlés. Pour lui, la violence est un trouble qu’on peut et qu’on doit traiter, sinon on tourne en rond. Si on s’occupe que des victimes, on n’élimine pas la violence, la maladie de la violence. La prévention est importante, c’est pour ça qu’il faut donner des ressources aussi aux organismes qui aident les hommes.»

Selon le comédien de 59 ans, on réalisera dans la série que les interventions auprès des hommes violents sont nécessaires et qu’il faut aussi adapter le système judiciaire. «C’est la raison principale pour laquelle j’ai accepté de continuer avec Christophe.»

«Une des grandes questions que l’on pose dans la série, c’est où commence la violence? Ce n’est pas nécessairement par une claque sur la gueule, ça peut être verbal, par une recherche de pouvoir, etc.»

Œuvrant dorénavant en banlieue au sein de l’organisme Centre de prévention de la violence (CPV), Christophe se colletaillera avec la procureure de la Couronne Gabrielle Laflamme (Eve Landry), qui trouve que les peines imposées aux hommes violents ne sont pas assez sévères.

«Christophe pense que tant qu’on ne traitera pas la violence et les hommes violents, on tournera en rond. Les efforts doivent être mis dans la compréhension du comportement humain, de la violence masculine dans ce cas-ci, si on veut vraiment ne plus avoir de victimes», a conclu le comédien amoureux des voyages, qui «aime que la vie [l]’ait surpris par rapport à où [il est] rendu dans ce métier-là».

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