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Giboyeux à souhait­­­

Il ne reste qu’une semaine pour participer au tirage au sort via
Photo fournie par Patrick Campeau Il ne reste qu’une semaine pour participer au tirage au sort sur le site sepaq.com/tirages et courir la chance de vous lancer aux trousses des magnifiques spécimens de la réserve faunique de Rimouski.

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Peu de secteurs peuvent se targuer d’avoir un taux de succès de 85 %, voire de 100 % avec des guides.

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Les réserves fauniques de l’est de la province sont réputées pour générer d’exceptionnels résultats lorsqu’on parle de chasse au roi de la forêt.

Un vieux sage

Michel Fournier cumule plus de 47 ans d’expérience dans le domaine faunique. Il est un des piliers qui ont participé à l’implantation du réseau de la Sépaq à ses débuts. 

À la fois un grand bâtisseur et un développeur, ce gestionnaire a touché à tout. Il a même œuvré à la Sépaq Anticosti pendant plus de 29 ans. Originaire de la belle région du Bic, dans le Bas-Saint-Laurent, il souhaitait terminer sa carrière dans son coin de pays natal. 

Il a été à la barre de la réserve faunique réputée de Rimouski pendant près de 17 ans. 

« Ce n’est pas normal de se promener sur nos routes forestières et de voir beaucoup plus d’orignaux que de perdrix », lance à la blague ce chic type qui vient tout juste de prendre sa retraite. 

« Quand l’abondance est présente sur le territoire, il n’y a pas de problème à soutirer l’intérêt faunique sans toucher au capital. Il arrive toutefois que nous devions réaligner nos visées pour permettre à la nature de se régénérer ».

D’hier à aujourd’hui

La réserve faunique de Rimouski est un ancien club privé où on retrouvait des chevreuils trophées. Après la dévastation occasionnée par les damnées tordeuses des bourgeons de l’épinette, les forestiers ont dû abattre une grande quantité d’arbres infectés dans les années 1980. À la suite de cette métamorphose, ce territoire qui borde le Nouveau-Brunswick est devenu beaucoup plus invitant pour les orignaux et il s’est produit une explosion démographique. 

Tandis que la densité moyenne ailleurs au Québec était de moins de trois orignaux aux 10 km2, dans ce secteur, l’expansion a été phénoménale pour se rendre jusqu’à 32 en 2018.

« Il fallait s’attendre à certaines corrections, car la nature avait alors dépassé sa capacité de support. Ajoutez à cela un nouvel intrus, les tiques avec leurs effets négatifs sur la croissance de la population et surtout sur les jeunes veaux, explique le gestionnaire d’expérience. Les plus récents inventaires indiquent que la densité se situe maintenant aux alentours de 12 orignaux aux 10 km2, ce qui correspond mieux à sa capacité de support réelle, tout en offrant toujours un potentiel quatre fois meilleur qu’ailleurs ».

« Quand l’abondance est au rendez-vous, on peut l’exploiter. De nos jours, pour maintenir une qualité de l’offre, nous avons diminué le nombre de groupes de 450 en 2018 à 263 en 2022. De cette manière, on hypothèque beaucoup moins le futur du cheptel et on permet au territoire de se régénérer continuellement », précise M. Fournier.

Résultats

Les attentes de la clientèle sont toujours très élevées. Par exemple, de nombreux adeptes ne voudront rien prélever en bas de 45 po le premier jour, puis cette longueur descendra à 40 po la journée suivante, et ainsi de suite. Au final, sachez que les nemrods ont intercepté cette année, entre la mi-septembre et la mi-octobre, près de 200 rois de la forêt. De ce chiffre, il y en avait une demi-douzaine couronnés d’un panache de 50 à 55 po et une trentaine de plus de 40 po.

Même si certains groupes ont manqué leur chance en étant trop sélectifs ou en ayant de trop grandes attentes, sachez que tout de même 85 % des chasseurs avec arme à feu en plan européen sans guide, dans l’une des trois zones de camping ou l’une des deux zones spécifiques pour la poudre noire ou en forfait familial, ont prélevé un de ces grands mammifères. Ce qui est aussi fort évocateur, c’est que le nombre de bêtes vues est comparable à l’année passée. Les clients en plan européen, ayant fait appel aux services de l’équipe de guides, ont tous récolté un animal. Dans les zones vouées à l’arc et à l’arbalète, le taux a grimpé de 37 % à 53 %.

Le site

Le couvert forestier de ce paradis de 729 km2 est constitué d’un mélange d’érablières, de pessières et de sapinières à bouleau blanc. Il est subdivisé en 28 zones d’une taille moyenne variant de 20 à 25 km2 chacune. Des salines y sont soigneusement aménagées un peu partout.

Le territoire comporte quatre secteurs, soit le Castor érablière avec 5 chalets, le Perdrix avec 5 chalets, le Kedgwick avec 6 habitations en phase de mise à niveau. Et il y a aussi le centre névralgique, le lac Rimouski où on retrouve 9 chalets, un camping, un accueil, une chambre froide, etc.

Pour avoir l’opportunité de chasser dans la réserve faunique de Rimouski, vous devez participer au tirage au sort, avant le 15 janvier, sur le site sepaq.com/tirages.

« Il s’agit du meilleur moyen pour offrir une opportunité égale à tous les Québécois de venir tenter leur chance et d’intercepter ce noble gibier », précise l’ancien directeur Michel Fournier.

Toute la clientèle peut bénéficier gratuitement d’une chambre froide pour abaisser la température corporelle du gibier avant de le transporter. Il y a même des palans et des treuils pour suspendre votre capture si le temps le permet. Sur demande, vous pouvez emprunter sans frais un traîneau en téflon et un tire-fort mécanique pour hisser la dépouille hors de la forêt.

Dans les secteurs pour l’arc et l’arbalète, il y a de 4 à 6 miradors pour faire face à toutes les situations.  

« Ce qui contribue également à notre réussite, c’est le travail de l’ensemble des 25 employés et des quatre guides ainsi que le souci de bien servir tous nos invités », ajoute celui qui vient de tirer sa révérence.

Notre expérience

Lors de notre séjour en septembre, malgré une température trop chaude, nous avons vu six grands cervidés le premier jour, dont un colosse doté d’une immense coiffe que je n’ai pas eu le temps de tirer. Cinq autres spécimens se sont mis à découvert le lendemain plutôt que de fréquenter les flancs de montagne et les endroits ombragés près des bords de lac où la température est plus fraîche.

Troisième matin, un beau buck avec un panache de 33 po passe à proximité de tir. Une fois sur les crochets du boucher, il affichait un poids de 590 lb de venaison délectable ultra bio. Des souvenirs gravés à jamais dans nos mémoires de passionnés.  

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