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Le redoux crée des remous

Dès que les conditions seront suffisamment sécuritaires, ne manquez pas l’occasion d’aller taquiner les poissons qui sont fort actifs en ce temps de l’année.
Photo fournie par Patrick Campeau Dès que les conditions seront suffisamment sécuritaires, ne manquez pas l’occasion d’aller taquiner les poissons qui sont fort actifs en ce temps de l’année.

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Les récentes hausses de température ont chamboulé plusieurs activités hivernales, dont, assurément, la pêche sur glace.

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Au début décembre, le mercure a plongé sous la barre du zéro pendant plusieurs jours. La surface de plusieurs nappes d’eau ainsi que les baies de certaines grandes étendues ont alors durci et épaissi. 

La saison semblait être lancée pour de bon et la frénésie des amateurs battait son plein. Puis, contre toute attente, nous avons fait face à des températures records durant le temps des Fêtes et bon nombre de sites ont dégelé ou sont devenus carrément moins sécuritaires.

Stratification

Tout au long de l’automne, l’eau se refroidit. Quand la surface gèle, elle agit comme un isolant pour le reste du bassin hydrique. Juste sous la croûte durcie, le mercure se situera aux alentours de 0 °C. 

Un peu plus en profondeur, l’eau sera légèrement plus dense et le thermomètre se stabilisera à 4 °C. À l’opposé de la plupart des autres fluides, l’eau est plus lourde à l’état solide que liquide.

Effets

Personnellement, je ne crois pas que le redoux nous fera manquer le meilleur de la pêche. Les lacs étaient placés, comme le dit si bien l’expression, et on était loin de la morosité hivernale. Les poissons étaient actifs et relativement faciles à berner.

Dès que les conditions se replaceront avec l’arrivée du froid, on devrait recommencer à voir les brimbales basculer et les jiggeuses s’arquer. Les humains se servent d’un calendrier pour situer les événements dans le temps. Le calendrier des poissons n’est basé que sur les conditions climatiques qui affectent leur environnement. L’action risque, selon moi, de perdurer plus longtemps cet hiver.

Avis partagé

« Nous sommes dans la période primaire d’activité pour le doré, la perchaude, la marigane et plusieurs autres espèces. Tout va se replacer et cette pause ne sera que bénéfique pour les adeptes. Cette phase charnière se déroule habituellement jusqu’à la mi-janvier, mais je ne serais pas étonné qu’elle se prolonge jusqu’à la fin du mois », explique le spécialiste de pêche blanche, David Vadnais.

« Par la suite, il y aura inévitablement un épisode léthargique causé par la froideur accablante qui ralentira le système digestif des prédateurs, tout en réduisant la longueur de leurs périodes d’activité. »  

Retardé

Du côté de Sainte-Anne-de-la-Pérade, les pourvoyeurs avaient déjà installé 70 des 350 cabanes consacrées à la capture des petits poissons des chenaux et ils ont dû toutes les retirer à cause de la fonte prématurée. 

« Il ne reste malheureusement plus que les poteaux électriques », indique Émilie Roy-Élément, de l’Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne. 

« Si la température le permet, on recommencera dès aujourd’hui à tout réinstaller en espérant être opérationnels d’ici au 14 janvier. Bien que la pêche soit au meilleur en janvier, les poulamons mordent bien jusqu’à la fin de la saison prévue pour le 19 février prochain. » 

Pour en savoir plus, consultez le site lespetitspoissons.ca.

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