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Bas salaires, langue française et l'âge de la retraite préoccupent la FTQ

Bas salaires, langue française et l'âge de la retraite préoccupent la FTQ
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

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Immigration, travail des enfants, report de la retraite... À un peu moins d’une semaine de leur prochain congrès, Daniel Boyer, président du syndicat de la FTQ, fait le point sur différents objets de préoccupation susceptibles de mobilier la centrale syndicale au cours des prochains mois. 

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Le salaire minimum

«Il est scandaleux d'entendre certains dirigeants millionnaires d'entreprises s'opposer à une hausse, eux qui nagent dans l'abondance, eux qui en 2021 ont gagné 243 fois le salaire moyen des travailleurs et des travailleuses.» 

Contexte: Dans le contexte inflationniste actuel, le plus grand syndicat de travailleurs du Québec prévient qu’il réclamera une augmentation importante du salaire minimum. Ce dernier est actuellement fixé à 14,25$/l’heure. Le syndicat juge impérieux que, dès cet hiver, le salaire minimum soit relevé à 18,00$/l’heure.

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L’âge de la retraite

«Obliger les gens à rester au travail, c’est complètement contre-productif. J’ai hâte qu’on aille de l’avant avec des mesures qui vont faciliter le maintien au travail plutôt que de le forcer [...] Après 35 ans dans une shop, est-ce qu’on peut regarder ce qui peut être fait (horaires allégés, travail à temps partiel, changement de responsabilités...) pour donner le goût à un travailleur de continuer quelques années?» 

Contexte: Le gouvernement français a déposé mardi sa réforme des retraites, par laquelle il espère parvenir à repousser la prise de retraite dans l’Hexagone de l’âge de 62 à 64 ans. Pareil projet a déjà été discuté ici et revient périodiquement dans l’actualité; l’âge de la retraite passerait ici de 65 à 67 ans. La FTQ s’oppose farouchement à de telles mesures, invitant plutôt le gouvernement à réfléchir à d’autres solutions, comme une révision à la baisse des tâches ou la mise en place d’horaires réduits, voire à temps partiel, pour les travailleurs plus âgés.

La langue française

«Ce n’est pas compliqué; dans le contexte actuel, Ottawa joue le rôle de saboteur de la Charte québécoise de la langue française [...] Il n'y a pas de compromis à faire, la Charte québécoise doit devenir la seule législation applicable au Québec pour la langue du travail.»

Contexte: Le projet de loi C-13, par lequel Ottawa cherche à moderniser sa Loi sur les langues officielles, prévoit laisser le libre choix aux entreprises de compétence fédérale de se conformer à la loi linguistique de leur choix (la Loi fédérale ou provinciale). Air Canada et les gestionnaires d’aéroports de Montréal et de Québec ont déjà indiqué ne pas prévoir se conformer à la Charte québécoise. Agacée par le risque de confusion, la FTQ demande au fédéral de revoir ses intentions.

Le travail des enfants

«Un enfant, ça doit – avant toute chose – aller à l’école. Et aller à l’école, ce n’est pas juste être assis sur un banc d’école. C’est avoir du succès; c’est faire ses leçons, étudier, se coucher à des heures raisonnables pour être en forme à l’école le lendemain. Ce n’est pas vrai que tu peux étudier et travailler en même temps 40 heures par semaine.» 

Contexte: On attend avec impatience le projet de loi promis en février par Québec pour limiter la présence des enfants sur le marché du travail. Des enfants de 11 à 13 ans seraient de plus en plus impliqués dans des accidents de travail. Le syndicat a participé aux réflexions du Comité consultatif du travail et de la main-d’œuvre (CCTM) sur ce sujet. Syndicats et patrons recommandent de fixer à 14 ans l’âge minimal d’admission à l’emploi, et d’interdire aux 14 à 17 ans de travailler plus de 17 heures par semaine pendant l’année scolaire.

L’immigration temporaire

«La pénurie de main-d’œuvre sert de prétexte à plein de trucs [...] Ce n’est pas vrai qu’on devrait avoir des citoyens de seconde zone au Québec. Si l’on sollicite des travailleurs étrangers temporaires pour contribuer à notre économie, on devrait leur offrir les mêmes droits et avantages qu’aux Québécois.» 

Contexte: Le recours à l’immigration temporaire, par laquelle des entreprises embauchent des travailleurs de l’étranger pour une période limitée, est souvent présenté par Québec comme une solution pratique à la pénurie de main-d’œuvre. La FTQ admet son malaise sur le sujet. «Souvent, dans l’agroalimentaire, ils sont attachés, cadenassés, à un travail précis, explique le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc. Je ne dis pas que tous les employeurs sont des abuseurs de travailleurs étrangers temporaires, mais il y a des cas, des cas d’abus.»

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