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Martin St-Louis compare sa jeune équipe à un chiot qui a encore besoin de dressage

Martin St-Louis n’a pas aimé la tenue des siens contre le Kraken, lundi, mais soutient que sa jeune équipe a encore beaucoup à apprendre. « Nous restons dans le mode de l’enfance », dit-il.
Photo Martin Chevalier Martin St-Louis n’a pas aimé la tenue des siens contre le Kraken, lundi, mais soutient que sa jeune équipe a encore beaucoup à apprendre. « Nous restons dans le mode de l’enfance », dit-il.

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John Tortorella a souvent parlé de son amour des chiens. Martin St-Louis, l’un des élèves du bouillant entraîneur en chef maintenant avec les Flyers de Philadelphie, a aussi un faible pour les pitous.  

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À la toute fin de sa conférence de presse avec les collègues anglophones dans le vestibule du vestiaire de l’équipe, St-Louis a dit qu’il avait trois chiens et qu’il en avait toujours eu dans sa vie. 

Il y a rarement un lien entre celui qu’on décrit comme le meilleur ami de l’homme et une équipe de hockey. 

Mais à la veille de la soirée P.K. Subban et de la visite des Predators de Nashville, St-Louis a tracé un parallèle entre les deux. Il a offert une longue analogie avec un chiot quand on lui a demandé s’il était temps pour ses joueurs de devenir responsables de leurs propres actions. 

« Comme équipe, nous sommes une jeune équipe. Nous ne jouons pas ensemble depuis six ou sept ans, a rappelé l’ancienne gloire du Lightning et des Rangers. Je n’ai même pas encore un an d’expérience comme entraîneur en chef. Nous restons dans le mode de l’enfance. »

« Je l’ai déjà dit, mais nous ressemblons à un chiot. Tu peux dresser un chiot. Il se comportera bien pour deux semaines, mais tu sais qu’il finira par encore s’échapper avec un pipi sur le tapis. Ça ne veut pas dire que tu n’aimes pas ton chiot. Je comprends ça. Je sais qu’on s’échappera sur le tapis encore comme équipe. Comme entraîneur, nous devons toutefois aider nos joueurs pour qu’ils restent productifs. Ils doivent apprendre à se coucher et à donner la patte. Avec le temps, nous savons qu’il y aura de l’amélioration. Il y aura des accidents en chemin, mais ça fait partie de la jeunesse. Il faut garder un plan en tête. Il faut travailler sur notre culture et pour le logo devant notre chandail. »

En première période face au Kraken de Seattle, lundi, le CH a laissé un gros rond sur le tapis, celui de la glace du Centre Bell. 

Un appel à la fierté

Depuis la mi-décembre, le CH n’a gagné que deux de ses 13 derniers matchs (2-10-1). Sans parler d’un désir de victoire à tout prix, St-Louis a récemment montré des signes d’impatience. 

« J’ai le sentiment que j’ai donné assez de liberté aux joueurs pour qu’ils s’expriment. La liberté est importante à l’intérieur des concepts. Mais à un moment, il doit y avoir des responsabilités aussi à respecter. Pour grandir, tu as aussi besoin de gagner. Et gagner, ce n’est pas une question d’habiletés, c’est un choix. La victoire n’est pas fidèle. Tu peux faire toutes les bonnes choses, mais tu perds quand même. Comme groupe, nous devons partir dans cette direction pour bâtir notre culture. Il faut représenter ce logo avec fierté. »

Les passagers

Après le match face au Kraken, St-Louis a encore une fois utilisé l’expression des passagers. Avec cette déclaration, il n’avait pas comme objectif de toucher une corde sensible chez ses joueurs. 

« Non, ce n’était pas l’objectif, a-t-il répliqué. Les gars peuvent prendre ça comme ils le veulent. Ils ont une seule personne à répondre dans leur vie et c’est au gars qu’ils regardent dans le miroir. Si tu penses que tu es un passager, tu l’es peut-être. Il y a des gars qui sont parfois trop durs sur eux. Ils peuvent croire qu’ils n’ont pas bien joué, qu’ils étaient un passager, mais ça ne veut pas toujours dire ça. Pour moi, un passager, c’est un joueur qui n’est pas engagé physiquement ou mentalement. Ou les deux. Tu dois toujours avoir un des deux éléments. Il y a des soirs où tu n’as pas tes jambes, mais ça ne t’empêche pas de ne pas être engagé. »

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