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Votre argent enrichit des milliardaires aux dépens de la qualité future des soins de santé, dit l’IRIS

Anne Plourde, chercheuse à l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS).
Photo fournie par l'IRIS Anne Plourde, chercheuse à l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS).

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Un groupe de recherche craint la place grandissante du privé en santé et dénonce le fait que l’argent des Québécois sert à financer des firmes de soins virtuels comme Dialogue, proche du clan Desmarais, au détriment du système public.

« On risque de se retrouver avec un système inéquitable où les gens qui en ont le plus besoin auront de la difficulté à avoir un service », s’inquiète Anne Plourde, chercheuse à l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) et autrice d’une étude qui vient d’être publiée.

Dialogue, AlayaCare... l’IRIS craint que des acteurs importants de la télésanté s’imposent ici alors que le Québec est censé avoir des lois pour empêcher le développement d’un « marché de la santé ».

Ce qui choque l’IRIS, c’est de voir en plus la Caisse de dépôt et placement du Québec miser plus de 14 millions de dollars dans Dialogue. Même Investissement Québec, une société d’État, a déjà octroyé un prêt de 2 millions $ à Dialogue, souligne l’IRIS.

« Ça pose un problème parce que l’on sait que ces entreprises-là vont favoriser un système de santé à deux vitesses », dénonce Anne Plourde de l’IRIS.

« Aucun danger »

Selon la chercheuse, la pénurie de main-d’œuvre dans le public s’aggravera, car les travailleurs vont de plus en plus travailler dans le secteur privé.

En avril dernier, Le Journal rapportait que Dialogue, détenue en partie par Sun Life, White Star Capital et le clan Desmarais, discutait avec Québec pour pouvoir offrir plus de privé en santé.

« On a eu toujours des conversations très ouvertes et très positives avec le gouvernement, surtout avec le ministre [Christian] Dubé et son équipe », avait affirmé au Journal le PDG de Dialogue, Cherif Habib.

« Il n’y a aucun danger que ça prenne la place du public. On est dans une société dans laquelle le système de santé est universel et public », avait-il assuré, en rappelant l’importance de l’équité et la gratuité des soins de santé.

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