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Un séisme minier provoque un réveil brutal à Val-d’Or

Bloc Seisme tremblement de terre
Photo Fotolia

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Le réveil a été brutal pour plusieurs citoyens de Val-d’Or, en Abitibi, tôt mardi matin, en raison d’une secousse de 3,2 attribuable à l’activité de la mine Goldex située dans le secteur.

Le tremblement de terre, qualifié d’«événement minier» par Séismes Canada, s’est produit à 6 h 39, à 1,1 km sous terre. Selon l’organisme fédéral, la secousse a été «fortement ressentie» dans la région. Cette information a été corroborée par plusieurs citoyens de Val-d’Or qui ont mentionné sur les réseaux sociaux avoir été réveillés par l’événement.

«[J’ai] très bien senti la vibration dans mon lit, ainsi que le grondement», a écrit Johanne Talbot sur Facbeook. «Je me suis réveillée en sursaut, j’étais sûre que le bloc tombait en morceaux», a renchéri Noémie Pelletier-Lalonde. Plus d’une cinquantaine de personnes ont signalé avoir ressenti l’événement à Séismes Canada.

Plus de peur que de mal à la mine

Goldex, propriété d’Agnico Eagle, a rapporté qu’aucun des travailleurs qui se trouvaient sous terre n’a été blessé et que tous avaient été remontés à la surface en milieu d’avant-midi. Elle a indiqué que le quart de jour avait été annulé «de manière préventive» et afin de «procéder à l’inspection des infrastructures». Agnico Eagle a par ailleurs dit être en contact avec la Commission des normes, de l’équité, de la santé et sécurité du travail (CNESST) et vouloir se conformer «aux demandes à venir, s’il y a lieu».

Bloc Seisme tremblement de terre
Photo fournie par Agnico Eagle

La minière a ajouté sur les réseaux sociaux qu’il est relativement fréquent que l’activité souterraine à sa mine d’or engendre des «réajustements normaux du massif rocheux». Un dynamitage avait eu lieu à la mine la veille du séisme, vers 17 h.

«Il n’est pas possible d’attribuer l’événement sismique à un sautage en particulier, nous a-t-on précisé par courriel. Malgré le fait qu’une grande proportion de l'activité sismique se produise durant les dynamitages ou quelques minutes suivant ceux-ci, des événements sismiques peuvent se produire plusieurs heures, jours ou semaines plus tard.»

Moins fréquents que les tremblements de terre naturels

Selon la sismologue de Ressources naturelles Canada Claire Perry, ce type de séisme attribuable à l’activité minière est relativement fréquent dans la région, mais moins que les tremblements de terre naturels. À titre de comparaison, elle a mentionné en entrevue qu’il y a eu 108 tremblements de terre naturels dans un rayon de 300 km autour de Val-d’Or depuis l’an 2000 contre 39 événements miniers.

Elle estime en outre que des répliques sont possibles, mais peu probables. «Généralement, les répliques sont de plus en plus petites après l’événement principal. Mais on pourrait aussi voir le cas où les répliques augmentent. Mais c’est surtout pour les événements naturels. Là, on ne verra probablement pas de réplique vu que c’est un événement lié à l’activité minière», nous a-t-elle expliqué.

Le tremblement de 1935, le plus important de la région

Le plus important tremblement de terre enregistré en Abitibi-Témiscamingue s’est produit en 1935 près de la ville de Témiscaming, à l’extrême sud de la région. Il a été rapporté que 80 % des cheminées de la ville avaient été endommagées.

La secousse de 6,1 avait été ressentie jusqu’à Mattawa et Sudbury, en Ontario, à 65 km de là.

À environ 300 km de l’épicentre, un glissement de terrain causé par les vibrations avait aussi été observé près de Parent, en Haute-Mauricie, le long du chemin de fer du Canadien National.

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