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Protection des berges: volte-face à Port-Cartier

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Le projet de protection du littoral à la plage Rochelois à Port-Cartier, mis de côté au printemps dernier, a refait surface mardi suite la tempête du 24 décembre dernier. 

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Ce projet a pour objectif de regarnir la plage avec des matériaux granulaire pour contrer l’érosion. Cependant, cette recharge est critiquée par les citoyens et certains membres du Conseil municipal.

La dernière tempête, même si elle n’a pas provoqué de dégâts, a rappelé aux élus la vulnérabilité des infrastructures municipales et des résidences du secteur.

«On a décidé de retourner vers le projet de recharge qui nous rend éligible à une subvention», a indiqué le maire de Port-Cartier, Alain Thibault.

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Les élus Port-Cartier ne veulent pas faire assumer aux contribuables la totalité de la facture des travaux nécessaires à la protection du littoral. Ils devaient donc retourner au projet initial de recharge de la plage avec des matériau granulaire, malgré l’opposition de plusieurs citoyens. La dernière évaluation du coût de ce projet s’élevait à plus de 7 millions $ et le ministère de la Sécurité publique était prêt à payer les trois quarts de la facture.

«On ne veut pas ce projet-là, mais malheureusement, dans les circonstances, il faut comprendre que la Ville fait tout en son pouvoir pour protéger ce qu’elle a besoin de protéger. L’avenir va nous dire ce qu’il en est», a mentionné Louis-Philippe Jean, un citoyen de Port-Cartier qui a assisté au Conseil municipal au cours duquel la décision été prise.

Il fait partie des citoyens qui ont formé un comité pour s’opposer au projet qui, selon eux, défigurera la plage Rochelois. Des idées pour atténuer les effets négatifs du projet de recharge avec matériau granulaire ont été proposés.

«J’ai moins de crainte parce qu’ils disent qu’ils vont quand même s’enregistrer avec le vieux projet, mais il y aurait une ouverture pour amener des correctifs. J’ai hâte de voir», a pour sa part, ajouté la citoyenne Marjolaine Bérubé.

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Un qui possède une maison face à la plage et qui a vécu des inquiétudes pendant la tempête est convaincu de l’urgence d’agir pour protéger la plage. Cependant, de forts doutes subsistent quant à la solution retenue.

«On a perdu 8 à 10 mois. On aurait pu continuer pour regarder les différentes solutions qui sont proposés à nous autres. Le comité de citoyens n’a jamais été contre la protection des berges. C’est la solution pour laquelle on était plus réticents et pas convaincus», a précisé Stéphane Gendron.

Un seul élu, Roger Vignola, a voté contre la relance du projet.

«Parce que la recharge ne montre pas son efficacité. Si on voit ce qui s’est passé à Percé, Sainte-Luce. Il n’y a aucune efficacité. Il fait qu’il recharge. Ça fait trois à Percé qu’il recharge avec du granulaire», a-t-il expliqué

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Malgré l’orientation clairement exprimé du Conseil municipal de privilégier une recharge de la plage avec des matériaux granulaires, le maire Alain Thibault, entretient encore des doutes sur l’efficacité de cette technique.

Le projet fera l’objet d’un examen du bureau d’audiences publique sur l’environnement. Le maire espère des audiences le plus tôt possible.

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