/sports/fighting
Navigation

«Ce n’est pas la fin du monde» -Yvon Michel

La popularité de Kim Clavel incite le promoteur à l’optimisme

Gala de boxe Groupe GYM
Photo Martin Chevalier Le promoteur Yvon Michel derrière Kim Clavel, le vendredi 13 janvier à Laval, après sa défaite subie contre Yesica Nery Plata.

Coup d'oeil sur cet article

En quelques mois, le Groupe Yvon Michel a perdu ses trois champions : Marie-Ève Dicaire, Oscar Rivas et Kim Clavel. Malgré tout, le célèbre promoteur dira que « ce n’est pas la fin du monde ».

• À lire aussi: La retraite pour Marie-Ève Dicaire?

Si Dicaire penchait vers la retraite et que Rivas se retrouve en pause forcée en raison d’une éternelle blessure à un œil, c’est le récent spectacle offert par Clavel qui permet à Yvon Michel de demeurer optimiste. Un souper entre le clan Clavel et le promoteur est d’ailleurs prévu, ce soir, pour établir la suite des choses. 

« Kim a donné tout un show et au bout du compte, c’est ça que les gens regardent, dit le promoteur. Tu n’as pas besoin d’être champion du monde et d’avoir une défense de titre mondial pour attirer du monde. Kim plaît à la foule et c’est une fille ayant la personnalité pour être populaire longtemps. »

Somme toute, il ne faudrait pas se cacher la tête dans le sable. Pour Clavel (16-1, 3 K.-O.) comme pour le promoteur, la défaite de la Québécoise dans un combat d’unification contre la Mexicaine Yesica Nery Plata, vendredi dernier, signifie que le rêve d’obtenir un jour un combat très lucratif est repoussé. Or, tant et aussi longtemps qu’un athlète attirera les foules, il est possible de conserver la tête hors de l’eau. 

« Kim a démontré aux guichets qu’elle est une fille de finale, se console Michel. Peu importe qu’elle soit championne du monde ou pas, je suis convaincu qu’on va être encore capable d’attirer beaucoup de gens avec elle. Il y a aussi des champions du monde qui n’ont jamais attiré personne... »

  • Écoutez l'entrevue de Marie-Ève Dicaire au micro d'Isabelle Maréchal via QUB radio :

Scénario inimaginable

Ils étaient 4126 personnes, vendredi dernier à Laval, pour encourager Clavel. Un combat où la Québécoise a boxé avec son cœur.

« C’était au-delà de nos espérances, on souhaitait aller chercher 4000 personnes et on a dépassé l’objectif, a convenu le promoteur. Je n’aurais jamais imaginé ça quand j’ai commencé, avec un combat féminin chez les 108 livres. »

La petite Kim n’aurait jamais non plus rêvé à un tel scénario quand, il y a une bonne douzaine d’années, son premier entraîneur Michel Morin l’a fait tomber en amour avec la boxe, à Joliette, en lui montrant à faire un jab.

« C’était une méchante belle soirée quand même, convenait Clavel, malgré la vive déception suivant la défaite. J’ai tellement été surprise de voir chaque personne qui a acheté un billet pour venir me voir boxer. Je sentais qu’il y avait une belle énergie dans la foule. J’ai entendu crier mon nom, les gens sont derrière moi. »

Un combat intense

Replongeant dans ses vieux souvenirs, Yvon Michel a retrouvé certaines émotions que lui a fait vivre Jean Pascal, il y a près de 15 ans, soit en décembre 2008.

« Le combat de Kim semblait irréel, à certains moments, tellement c’était intense, a décrit Michel. Ça me faisait penser au duel entre Jean Pascal et Carl Froch, en Angleterre. À chaque round, tu te demandes comment ils font pour en donner autant.

« Elle va être capable de remonter et de donner des bons spectacles, a poursuivi le promoteur, à propos de Clavel. Je l’avais dit dès le départ qu’en cas de défaite, on allait devoir trouver une façon de la ramener et c’est ce qu’on va faire. De la façon dont le combat s’est déroulé, et surtout la réponse populaire, pourquoi ce serait la fin ? Ce n’est pas du tout le cas. »

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.