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«Disparue»: diablement efficace

«Disparue»: diablement efficace
Capture d'écran Youtube

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Cette fausse suite de «Recherche» tient collé devant l’écran. 

L’univers est le même – Jon Cho y apparaît d’ailleurs brièvement – et la technique narrative également puisque tout le film se déroule par écrans d’ordinateur interposés. Hollywood étant friand de répétition et peu enclin à prendre des risques en innovant, on se dit que ce «Disparue» risque fort de n’être qu’un pâle clone de son prédécesseur. Pas du tout.

À la barre de ce long métrage, Nick Johnson et Will Merrick, monteurs du volet précédent, le canevas de l’histoire ayant été imaginé par Sev Ohanian et Aneesh Chaganty, les maîtres d’œuvre de «Recherche».

Le terrain est donc familier. Cette fois-ci, June Allen (Storm Reid) voit sa mère Grace (Nia Long) et son nouvel amoureux Kevin (Ken Leung – oui, là encore, la presque totalité des personnages ne sont pas blancs) partir en voyage en Colombie avec un certain soulagement puisque cela va lui permettre de faire la fête pendant une semaine. Mais voilà, le jour prévu de leur retour, Grace et Kevin ne descendent pas de l’avion et pour cause, ils n’y sont jamais montés. Que s’est-il donc passé? C’est ce que June va découvrir au terme d’une enquête haletante et entièrement virtuelle.

Depuis «Recherche», sorti en 2018, notre rapport à la technologie a considérablement évolué. Simples outils il y a cinq ans, les webcams, moteurs de recherche, courriels web et autres applications sont désormais imbriqués dans les moindres aspects de nos vies professionnelle, familiale et amoureuse. Jouant sur le fait que notre dépendance aux technologies informatiques nous donne l’impression de pouvoir contrôler l’incontrôlable – en l’occurrence la disparition d’un être cher – et de pouvoir influencer le cours des événements, Nick Johnson et Will Merrick tissent une toile de suspense et de rebondissements extrêmement efficace, soutenue par des visuels plus dynamiques que ceux de «Recherche».

En 111 minutes, les deux scénaristes et réalisateurs manipulent adroitement le spectateur, lui faisant vivre par June interposée les moindres péripéties des investigations de l’adolescente. Angoisse, trépidations et autres découvertes surprenantes sont donc au rendez-vous – même si quelques trous béants apparaissent après coup, une fois les lumières rallumées.

Préparez-vous donc à un tour de montagnes russes pleinement satisfaisant.

  • Note: 3 sur 5
  • «Disparue» est présenté dans les salles de la province dès le 20 janvier.
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