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«Derek Aucoin était un excellent lanceur et moi, je le faisais rire»

Francostalgie
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin

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Réal Béland Jr est un humoriste et comédien qui est entre autres connu pour son personnage du King des ados. Son père, Réal Béland, a fait partie avec Denyse Émond du duo comique québécois formé au début des années 1950, Ti-Gus et Ti-Mousse. Le paternel a rencontré la mère de fiston, Suzanne, au Casa Loma alors qu’elle faisait partie de la première partie du spectacle Ti‐Gus et Ti-Mousse. 

Pour mieux vous décrire Réal Béland, il trouvait que le tableau de bord de sa première voiture Colt ressemblait à Frankenstein, et le comédien qu’il aimerait rencontrer est Pierre Richard.


Tu demeurais sur l’île de Mai.  

Un an avant que je naisse, mes parents avaient construit une maison sur l’île de Mai, une île de la rivière des Mille-Îles qui fait partie de la ville de Boisbriand.


Décris-moi l’ambiance qui y régnait.

C’était une belle communauté familiale avec environ 12 enfants avec qui je jouais au hockey, au baseball, au ping-pong et au soccer. Le centre communautaire était le lieu de rassemblement pour toutes les activités. 


Tu traversais le pont à pied pour aller à l’école.

À son extrémité nord, l’île est reliée à Boisbriand par un pont. L’hiver, il faisait très froid, car je traversais la rivière des Mille-Îles afin de prendre l’autobus scolaire. 


Comment était ta relation avec tes parents ?

Il y avait une immense différence d’âge entre mon père et moi, alors la discipline ne faisait pas partie de ses priorités. Tandis que maman, elle m’a enseigné la rigueur. 


Tes parents se sont séparés.

Malheureusement, à cause du problème de consommation d’alcool de ma mère, ils se sont séparés.


Quelques années plus tard, ton père est revenu à la maison.

Papa est revenu à la maison, j’avais 10 ans, pour l’aider et me donner une meilleure qualité de vie. J’étais tellement heureux quand il est revenu à la maison.


Était-il difficile d’avoir un père aussi populaire ?

Le fait qu’il ne m’a jamais fait sentir qu’il était si populaire, ce n’était pas difficile. Son arrivée à l’émission Moi et l’autre avec Denise Filiatrault et Dominique Michel m’a fait réaliser qu’il était populaire, mais toujours un homme timide, tout comme moi. 


Aviez-vous le temps de prendre des vacances familiales ?

Surtout l’hiver, en Floride, car mon père était en spectacle. Nous allions à Fort Lauderdale et trois fois par soir, il donnait un spectacle. Il travaillait très fort à l’époque. Pensez-y, trois spectacles par soir, contrairement à un spectacle que je donne par soir. 


Est-ce qu’il a exercé une influence sur ta carrière ?

Sans aucun doute, car j’ai appris l’importance du bon timing pour faire rire le monde. J’ai aussi appris de lui à être humble et à respecter l’auditoire. 


Le décès de ton père a bouleversé ta vie. 

Encore aujourd’hui, je ressens cette lourde perte. J’avais 12 ans et lui 62 ans quand il est décédé subitement à la suite d’un malaise cardiaque. Je venais de perdre mon ami, mon père et celui que je considérais aussi comme mon grand-père à cause de l’immense différence d’âge. La terre a arrêté de tourner. 


Étais-tu un étudiant discipliné ?

Au primaire, je me décrirais comme un étudiant modèle. Au secondaire, j’étais complément l’inverse. Je criais dans la bibliothèque pour déranger les autres. Si un élève n’était pas présent en classe, je personnifiais son rôle en classe.


Ta carrière d’humoriste a débuté au secondaire.

Trois fois par semaine, à l’heure du midi, à la polyvalente Sainte-Thérèse, je faisais partie de la troupe d’impro.


Étais-tu un bon athlète ?

Au soccer, à l’âge de 14 ans, mon équipe a remporté le Championnat provincial de soccer. Au hockey, j’étais un réserviste au sein de la formation midget AAA. Tandis qu’au baseball, c’était une autre histoire.


Tu as été le coéquipier de l’ancien lanceur des Expos, Derek Aucoin.

Nous faisions partie de la même équipe. Derek était un excellent lanceur, qui possédait un talent exceptionnel, contrairement à moi qui jouais sur le banc, et mon talent était de faire rire mes coéquipiers.  


100 auditions.

J’ai participé à environ 100 auditions avant que je réalise que je devais devenir auteur, car je n’ai reçu aucune offre d’emploi après les cent auditions. Cela m’a permis d’écrire des textes pour l’émission Surprise ! Surprise !


Les mots encourageants de Claude Meunier t’ont touché.

La première fois que je l’ai rencontré, il m’a dit : « Je suis sincère quand je te dis que tu es vraiment drôle ». Encore aujourd’hui, mon corps frissonne juste à penser à cette rencontre.


Vous êtes une famille unie.

Une fois par semaine, mes filles, leurs copains, leurs amours, mon épouse, Sophie, et moi, nous nous réunissons pour un repas. Une vraie famille italienne.  


Tu as quatre merveilleuses filles.

Nous avons vécu une expérience de vie très touchante et émotionnelle. Nos deux plus vieilles filles, Charlotte et Juliette, nous ont accompagnés, mon épouse et moi, lorsque nous nous sommes rendus à l’orphelinat, en Chine et au Vietnam, quand nous avons adopté Béatrice et Emma. Ce sont des moments inoubliables.


Depuis l’âge de 21 ans, tu partages ta vie avec ton épouse.

Où serais-je aujourd’hui sans Sophie ? Je suis nul comme cuisinier, sans oublier les fois qu’elle m’a réveillé durant des spectacles ou sous l’arbre de Noël. Sérieusement, c’est une femme qui a toujours les mots pour m’encourager. Elle est la force intérieure de la famille. Une femme remarquable qui a toujours été présente pour les filles et moi.

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