/entertainment/stage
Navigation

«Une maison de poupée, 2e partie»: l’audace de Macha Limonchik

«Une maison de poupée, 2e partie»: l’audace de Macha Limonchik
Photo fournie par François Laplante Delagrave

Coup d'oeil sur cet article

On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Macha Limonchik a suivi ce dicton, ce qui lui permet de jouer le rôle phare de la pièce Une maison de poupée, 2e partie au Théâtre du Rideau Vert en janvier.

C’est en effet la comédienne qui a proposé de monter ce spectacle du dramaturge américain Lucas Hnat, qui a inventé une suite à la célèbre pièce du même nom écrite au 19e siècle par Henrik Ibsen. 

«C’est une pièce que j’avais lue et que j’avais beaucoup aimée, dit-elle en entrevue téléphonique. J’ai demandé à Marie-France Lambert si elle souhaitait faire la mise en scène et elle a dit oui. On a présenté notre projet au Théâtre du Rideau Vert où je n’avais jamais joué.»

L’actrice qui a passé le cap de la cinquantaine n’a pas lancé cette idée de manière uniquement désintéressée. Elle voulait jouer Nora, le personnage central de ce récit qui se déroule une quinzaine d’années après l’œuvre originale conçue par Ibsen. 

«C’est un beau rôle, dit Macha Limonchik. Je mords dedans à pleine dent. C’est rare des rôles principaux pour des actrices de mon âge au théâtre.»

En effet, au théâtre, mais aussi à la télévision, les rôles féminins plus âgés sont moins nombreux que du côté masculin. Une réalité pas nécessairement facile pour une actrice qui est une tête d’affiche depuis le début des années 1990.  

«On dirait qu’on le sait, mais ce n’est pas pareil de le vivre, mentionne-t-elle. Ce qui est triste, c’est qu’on est en pleine possession de nos moyens et qu’on a l’expérience. Donc c’est un peu absurde de voir que nos camarades masculins ne manquent pas de travail tandis que les comédiennes plus âgées doivent se partager une toute petite tranche du gâteau.»

Retour au bercail

Dans Une maison de poupée, 2e partie, Nora revient chez elle et devra affronter son mari, sa fille et sa nounou qu’elle avait laissés derrière elle après avoir abandonné son foyer. Cette œuvre créée en 2017 avait alors été saluée par la critique aux États-Unis, recevant même sept nominations aux Tony Awards. 

«Cette pièce a fait ses preuves, note Macha Limonchik. Elle a déjà été jouée en anglais à Montréal, mais jamais en français au Québec.»

Elle souligne qu’il y a beaucoup de passages amusants, malgré le ressentiment exprimé par les proches de Nora, qui lui reprochent de les avoir abandonnés. «C’est une œuvre grand public, très intelligente, qui se voit comme un combat de boxe verbal.»  


Une maison de poupée, 2e partie est présentée au Théâtre du Rideau Vert du 24 janvier au 25 février 2022.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.