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L’espoir c’est dans la tête et ça se travaille

Evangelical South American woman standing outside feeling the presence of God arms in the air looking at sky with FAITH
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Les difficultés et les mauvaises nouvelles peuvent nous faire perdre de l’espoir, affectant notre motivation et notre santé. Mais le manque d’espoir est aussi une illusion qu’on peut combattre.

L’espoir est un besoin qu’on remarque surtout quand il chute. On peut ressentir du découragement causé par des déceptions ou des stress importants (difficultés, responsabilités, situation toxique, solitude). Parfois, on ressent même du désespoir déclenché par une maladie grave, une perte ou un traumatisme. 

Une confiance en l’avenir

L’espoir est d’abord un sentiment d’optimisme, une impression que « ça va bien aller » basée sur l’équilibre de nos intuitions. Notre cerveau évalue constamment les tendances dans nos vies, anticipant les événements négatifs (stress, efforts, souffrances) et positifs (satisfactions, succès, soulagements de souffrance). 

Nos intuitions d’anticipation sont très sensibles à certaines informations (nouvelles familiales, maladies, actualités). Une série de mauvaises nouvelles ou un excès d’actualités négatives favorise le découragement. Cependant, quand on sort d’une situation difficile ou qu’on reçoit des nouvelles encourageantes, le soulagement réduit nos intuitions négatives et notre espoir rebondit.

Quand nos intuitions sont plutôt positives, notre optimisme nous motive à formuler des désirs et des plans pour avancer. Dans des situations désespérées (catastrophes naturelles, drames sociaux ou financiers), les personnes optimistes paniquent moins et se mobilisent plus que la moyenne. 

Quand l’équilibre de nos intuitions devient trop négatif, notre optimisme chute. 

Notre espoir peut être réduit par des difficultés associées à nos relations, notre estime ou nos finances. Quand on est perfectionniste ou anxieux, nos intuitions sont aussi souvent plus négatives. 

Une douleur physique ou psychologique chronique avec peu d’anticipation de soulagement réduit notre espoir de retrouver une sérénité. Pour certains, qui vivent une détresse intolérable et qui ne voient pas d’issue, les chutes d’espoir vont jusqu’à susciter des idées suicidaires. 

Un sentiment de contrôle ou d’impuissance

L’espoir est aussi un sentiment de contrôle, une confiance dans nos capacités de faire face aux événements. Cette confiance sert de capital émotionnel, un bouclier contre le stress. L’espoir favorise une attitude proactive (envie de persévérer, d’être en forme, d’investir dans le futur) qui facilite les accomplissements. Il renforce aussi notre capacité de s’adapter à l’adversité, notre résilience. Chez les malades ou les personnes qui vivent des difficultés, l’espoir réduit l’apathie et donne envie de chercher des solutions.

Par contre, le sentiment d’être impuissant face aux événements peut saper notre motivation et nous déprimer à différents degrés (déprime, burn-out, dépression majeure). On sous-estime notre combativité et nos forces. On vit un stress important qui réduit nos capacités cognitives (p. ex. : jugement, décisions) et augmente nos envies d’apaiser nos souffrances en consommant (alcool, drogues). 

Favoriser l’espoir

Trop de personnes ignorent que le sentiment d’impuissance est une croyance exagérée, une illusion créée par nos émotions. Quand nos émotions s’emballent, elles peuvent nous leurrer sur nos capacités réelles. Certaines personnes déprimées qui croient être incapables de se mobiliser, réagissent comme des héros dans des situations d’urgence ou pour aider les autres. 

Que ce soit au travail ou dans la vie personnelle, il ne faut pas ignorer les chutes d’espoir, les nôtres et celles des autres. Notre espoir augmente avec notre réseau social ainsi qu’avec notre santé physique et mentale. En outre, tout ce qui réduit l’anxiété, la souffrance, les obstacles ou les pertes de confiance favorise l’espoir. 

L’espoir se cultive aussi en orientant notre attention vers des buts réalisables ou en entrevoyant des possibilités ou des développements prometteurs. Même les personnes suicidaires retrouvent de l’espoir quand leur souffrance diminue ou quand les autres ou les événements leur rappellent ce dont ils sont capables, ce qu’ils ont déjà traversé avec succès. On trouve toujours de l’espoir si on s’aide à le voir.

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