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«Enquêtes sur mesure» de Sonia K. Laflamme: roman pour éveiller le jeune enquêteur en soi

Sonia K. Laflamme autreure
Photo fournie par Stella Maris Gaudreau

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Début des années 1980. En banlieue de Québec, des chats disparaissent mystérieusement... Joannie, une ado qui rêve d’être policière, décide que ces minous disparus constitueront sa première enquête. Avec ce roman, Sonia K. Laflamme donne la piqûre des enquêtes aux jeunes lecteurs!

Sonia K. Laflamme autreure
Photo fournie par Hugo Publishing

Enquêtes sur mesure est en fait deux romans fusionnés en un. D’où vient l’idée de ces histoires?

Le roman policier est un genre qui m’interpelle beaucoup en tant que créatrice, mais aussi en tant que lectrice. C’est un jeu du chat et de la souris qui se joue en différé entre l’auteur et le lecteur... L’auteur espère que le lecteur ne trouvera pas le coupable ou le responsable avant qu’il n’ait énoncé tous les indices. De son côté, le lecteur se dit qu’il va trouver le coupable avant que l’auteur le dise nommément! C’est une sorte de jeu intellectuel qui se passe entre les deux et ça me plaît. Puis, il y a la fameuse quête d’identité qui m’interpelle, depuis plusieurs années... 


La quête identitaire des adolescents, spécifiquement?

C’est-à-dire comment l’identité d’une personne se fabrique, se crée. Comment elle se manipule, aussi, et se défait. L’identité qu’on a, elle est malléable dans le temps. Au fur et à mesure qu’on croise certaines personnes, qu’on a certaines conversations, qu’on vit certaines expériences, notre identité se modifie. Qu’est-ce qui peut influencer l’identité au sein d’une fratrie quand un des enfants est privilégié au point de délaisser l’autre enfant? C’étaient un peu les prémisses de mon travail, pour l’écriture de ces deux romans qui sont maintenant fusionnés.


La personne qui enlève des chats, dans votre histoire, utilise des codes et des messages cryptés pour donner ses indices. Est-ce difficile d’intégrer ça à la rédaction d’une histoire?

Je trouve que c’est un beau défi. C’est amusant. En tant qu’auteur et autrice, je pense que c’est bien, parfois, d’aller vers quelque chose qui nous sort de notre zone de confort. Je pars du principe que si j’apprends quelque chose, le lecteur aussi risque d’apprendre quelque chose. On est gagnants, tous les deux! 


Pourquoi avez-vous décidé de situer l’intrigue dans les années 1980?

Ça me tentait de parler de ma ville natale et de me replonger dans mon adolescence. Les années 1980 sont celles qui ont vu mes premières tentatives dans une foule de domaines. J’ai voulu retransposer ça. Quand j’ai publié la première fois les deux romans, au début des années 2000, ce n’était pas courant de parler des années 1980. Aujourd’hui, ça l’est plus; c’est même à la mode.


Puisque les chats se retrouvent au cœur de votre récit, la question se pose d’elle-même: êtes-vous une grande amoureuse des chats?

Oui. J’ai toujours eu des chats. J’en ai eu un jusqu’au printemps dernier, mais malheureusement on a dû le faire euthanasier, en raison d’un problème de santé. Et là, la grosse question, avec mes deux enfants: est-ce qu’on va se relancer dans cette aventure (rires)?

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