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Internationaux d'Australie: Djokovic sans douleur et dangereux

Le Serbe n’a pas été incommodé par sa cuisse gauche dans sa victoire sans équivoque au quatrième tour

Internationaux d'Australie: Djokovic sans douleur et dangereux
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MELBOURNE, Australie | Novak Djokovic n’a pas été inquiété par sa cuisse dans son match de quatrième tour des Internationaux d’Australie, lundi, et voilà que ce sont ses prochains adversaires qui devraient se montrer inquiets, s’ils ne l’étaient pas déjà.

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En quête d’un dixième titre à Melbourne, ce qui améliorerait sa propre marque, le Serbe dit ne rien tenir pour acquis. Mais il n’a ressenti aucune douleur à sa cuisse gauche lourdement enrubannée face à l’Australien Alex de Minaur, dans un match que le quatrième favori a dominé 6-2, 6-1 et 6-2, en 2 h 06 minutes. 

Un de Minaur – 22e tête de série chez lui – qui estimait d’ailleurs que Djoko avait peut-être présenté un tennis digne de ses meilleurs moments sur le circuit. 

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«Je ne sais pas si je suis près du meilleur tennis de ma carrière, a dit l’ancien numéro 1 mondial en conférence de presse, mais c’est assurément le mieux que j’ai joué cette année.»

«Je me sentais bien en ce qui concerne le mouvement et la mobilité de ma jambe, ce qui est une bonne nouvelle, a-t-il continué. Alors dans ces circonstances, c’est un match parfait pour moi.» 

De Minaur, le spectateur

Plus tôt durant la quinzaine, la légende de 35 ans avait dit s’inquiéter de l’état de cette fameuse cuisse, qui l’avait contraint à annuler certains entraînements avant le début du tournoi. 

Mais lundi, sur «son» Rod Laver Arena, où il aime tant jouer en soirée, il ne faisait aucun doute que le «Djoker» se sentait complètement libre. 

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Réputé pour son tennis plutôt défensif, Alex de Minaur n’a rien pu faire contre les attaques du Serbe, qui est également en quête à ces Internationaux d’Australie d’un 22e titre majeur, ce qui lui permettrait d’égaler son grand rival, l’Espagnol Rafael Nadal. 

Il n’y avait pas 14 820 témoins de la domination de Djokovic dans ce central plein à craquer, mais bien 14 821. Car de Minaur a lui aussi pris des allures de spectateur, le quatrième mondial le limitant à neuf petits coups gagnants. 

Ne pas célébrer trop vite

Et une fois la démonstration de tennis terminée, ce public généralement dévoué à la cause de ses joueurs locaux a chaudement applaudi la performance de Djoko. Car si ce dernier aime jouer en Australie, les Australiens aiment autant le voir gagner. 

Ils ont été plusieurs à lui demander des égoportraits et des dédicaces à sa sortie du court, ce qu’a accepté le Serbe sûrement soulagé pendant quelques minutes. 

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«Je ne veux pas célébrer trop vite, a tout de même souligné Djokovic. Je ne sais jamais comment mon corps va réagir le lendemain ou lors du match suivant.» 

«Mais [lundi], je n’ai ressenti aucune douleur, a réitéré le Serbe. C’est bon signe, ça signifie que nous progressons dans la bonne direction.»

Mais même s’il semblait par moments très mal en point depuis le début du tournoi, Djokovic demeurait tout de même le grand favori pour soulever le trophée, dimanche prochain. 

Le seul champion en lice

Et voilà que dans ce tournoi marqué par moult surprises, le quatrième favori est désormais le seul joueur toujours en lice à avoir déjà triomphé dans un tournoi majeur. 

Un seul autre a atteint une finale : la troisième tête de série, le Grec Stéfanos Tsitsipas. C’était à Roland-Garros il y a deux ans, contre le Serbe, qui visiblement avait oublié cette rencontre, lorsque questionné à ce sujet par les journalistes.

On imagine que lorsqu’on a disputé 32 finales en Grand Chelem, l’identité des adversaires que l’on y a battus peut finir par nous échapper. 

«Être le dernier joueur toujours dans le tournoi qui a remporté un titre majeur, c’est évident que ça me flatte, mais je ne crois pas que ça fera une grande différence», a humblement décrété le Serbe, avant de réitérer ses éternelles ambitions. 

«Avant de commencer la quinzaine, je ne pensais pas au titre, a-t-il rappelé. J’espérais juste pouvoir disputer le prochain match. Mais la rencontre [de lundi] me donne raison de croire que je peux me rendre jusqu’au bout.»

«En fait, je crois toujours que sur le plan du tennis, je peux me rendre jusqu’au bout. C’est l’état de ma jambe qui me faisait croire que le contraire.»

Rien n’est plus dangereux qu’une bête blessée, dit-on. Mais un Djokovic en confiance l’est encore plus. 

Djoko affrontera en quarts de finale le Russe Andrey Rublev, probablement dans la nuit de mardi à mercredi, heure de l’Est.

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