/news/politics
Navigation

Fermeture du chemin Roxham: Québec mise sur la visite de Biden

Coup d'oeil sur cet article

Québec mise sur la visite du président américain Joe Biden au Canada pour que cessent les passages irréguliers de migrants au chemin Roxham. 

• À lire aussi: Pourquoi les réfugiés utilisent-ils le chemin Roxham?

• À lire aussi: 68% des Québécois veulent la fermeture du chemin Roxham, selon un sondage

• À lire aussi: Réfugiés: le Québec submergé depuis le tweet de Trudeau

Ottawa doit comprendre que la capacité qu’a le Québec d’offrir des services aux dizaines de milliers de demandeurs d’asile qui entrent au pays via le chemin Roxham est non seulement atteinte, mais qu’elle est dépassée, considère la ministre de l’Immigration, Christine Fréchette.

Photo Martin Alarie

«Le chemin Roxham, basta!», a-t-elle lancé en entrevue à TVA Nouvelles.

En raison des «coûts importants» que représentent ces services – la ministre Fréchette parle de «plusieurs dizaines de millions [...], avec deux ‘’s’’» –, le Québec demande depuis plusieurs mois au fédéral de lui rembourser l’ensemble des frais liés à cette immigration qualifiée d'«irrégulière».

Capture d'écran TVA Nouvelles

Le gouvernement Legault veut également que soit revue l’entente entre le Canada et les États-Unis sur les tiers pays sûrs, en raison de laquelle sont rendus possibles les passages par ce point d’entrée, situé à la frontière entre les deux pays.

Sur ce point, les choses pourraient être en voie de bouger, croit la ministre Fréchette, qui fonde de grands espoirs sur la visite de Joe Biden au Canada en mars prochain.

  •  Écoutez la rencontre Dutrizac – Dumont diffusée chaque jour en direct 7 h via QUB radio :

«Je m’attends à ce qu’au terme de cette rencontre, on nous annonce qu’il y a eu renégociation de cette entente-là, et que dorénavant l’entente sur les tiers pays sûrs s’appliquera à l’ensemble de la frontière, et pas juste au point de passage officiel, ce qui est le cas actuellement. C’est une faille dans l’entente, donc il faut corriger ça.»

Actuellement, les demandeurs d'asile se tournent vers le chemin Roxham parce qu'ils seraient refoulés s'ils passaient par les postes d’entrée officiels.

Consultation

Une commission parlementaire sera mise sur pied en 2023 pour avoir un «grand débat» sur les orientations du gouvernement en matière d’immigration pour les prochaines années, a également rappelé Christine Fréchette.

«Ça va être une belle occasion justement de rebrasser les cartes et de faire le point sur où est-ce qu’on en est, et où est-ce qu’on veut aller en matière d’immigration d’ici l’année 2027», a-t-elle expliqué.

Cette consultation servira notamment à réévaluer la cible de 50 000 immigrants par année que s’est donnée le gouvernement après une consultation similaire en 2019.

Évoquant la volonté du gouvernement de tendre vers une immigration économique entièrement francophone, Mme Fréchette a avancé que même si ce n’est pas le genre de projet qui se réalise du jour au lendemain, des résultats pourraient être envisageables dans l’horizon de quelques années seulement.

«Ce sont des processus qui prennent du temps [...]. Mais d’ici 2026, on va être en mesure d’atteindre un seuil près du 100 %», a-t-elle affirmé.

Leviers

La ministre Fréchette a réitéré que le gouvernement compte sur l’appui du fédéral qui dit avoir la protection du français à cœur, mais qu’en attendant, il [Québec] compte «activer tous les leviers» dont il dispose pour ce faire.

  •  Ne ratez pas l'émission de Mario Dumont, diffusée chaque jour en direct ou en balado, dès 15 h 30 sur QUB radio : 

Parmi ces leviers, Mme Fréchette cite le guichet Francisation Québec qui sera en service à partir de juin prochain, et qui permettrait de commencer la francisation des immigrants avant leur arrivée dans la province.

«Le français, ça peut s’enseigner une fois sur place, mais ça peut s’enseigner aussi en amont, alors même que les gens commencent à penser à venir au Québec», a soutenu la ministre. «Nous, on va s’assurer de leur faire valoir l’importance d’apprendre le français et on pourra leur enseigner en ligne, à distance, le français. Quand ils vont arriver au Québec, ils auront déjà une base intéressante en français», a soutenu la ministre.

- Avec les informations d'Alain Laforest, TVA Nouvelles

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?

Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.