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Les Canadiens ne veulent pas «plonger» dans une élection, dit Trudeau

Justin Trudeau
Capture d'écran, CPAC

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Aux dires de Justin Trudeau, les chances que les Canadiens se rendent aux urnes pour élire un nouveau gouvernement fédéral en 2023 sont plutôt minces.

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Le premier ministre a offert une courte entrevue sur les ondes d’une station de radio locale de Hamilton, en Ontario, où il se trouve en compagnie des membres de son cabinet dans une retraite de trois jours afin de préparer la session parlementaire qui recommence lundi prochain.

«Je crois qu’aucun Canadien n’est intéressé de nous voir plonger dans une élection», a-t-il déclaré en anglais à l’animateur de 900 CHML.

Il était question de l’entente entre les libéraux et les néodémocrates, signée l’année dernière, selon laquelle le NPD de Jagmeet Singh appuiera le gouvernement Trudeau dans des votes clés jusqu’en 2025 en échange de réaliser des projets chers au NPD.

Malgré quelques frictions ici et là, pour M. Trudeau, la relation est en santé.

«Ça va extrêmement bien», a-t-il constaté.

«La raison pour laquelle nous nous sommes mis ensemble c’est que nous avons reconnu qu’il y avait une opportunité de démontrer que les gouvernements progressistes peuvent vraiment livrer la marchandise pour les Canadiens. C’est à la fois ce que le NPD veut et ce que notre gouvernement veut», a poursuivi M. Trudeau.

L’opinion des Canadiens au sujet d’une élection en 2023 est toutefois plus nuancée que ne le laisse croire M. Trudeau.

Un sondage de la firme Ipsos diffusé au lendemain de Noël a trouvé que la moitié (49 %) des répondants à travers le pays ont dit espérer le déclenchement d’élections fédérales au courant de 2023, et un nombre considérable (43 %) de Canadiens croient que ces élections auront lieu.

C’est dans les provinces des Prairies et dans les provinces de l’Atlantique que l’on retrouve davantage d’électeurs avides d’une élection, alors que les Québécois et les Ontariens sont moins friands à l’idée de voter cette année.

Si M. Singh se fait insistant sur certains points, comme plus récemment sur la privatisation en santé tant redoutée par les néodémocrates, le NPD n’est pas sur le point de déchirer le document les liant aux libéraux.

En entrevue avec l’Agence QMI la semaine dernière, le chef adjoint et député du NPD Alexandre Boulerice relevait que «pour l’instant, la communication est fluide entre les deux partis» et que «les choses vont bien» avec les libéraux, même si elles ne vont «pas assez vite à notre goût».

Le spectre d’une élection ne semble donc pas séduire les néodémocrates à ce stade-ci. Mieux vaut se consacrer aux défis actuels, notamment en ce qui a trait aux crises touchant le système hospitalier d’un bout à l’autre du Canada.

«Si on veut être capable d’embaucher plus de personnel dans les hôpitaux et de faire les rénovations nécessaires, je ne pense pas que c’est une élection cette année qui va accélérer [les choses]», faisait savoir M. Boulerice.

L’important, pour les néodémocrates, est que les libéraux respectent les termes de leur entente. Cela veut dire, pour l’année qui vient, d’adopter une loi pour mettre sur pied un système d’assurance-médicaments d’une part, et d’élargir l’admissibilité au programme de soins dentaires mis sur pied l’année dernière d’autre part.

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