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Patinage de vitesse: une progression fulgurante pour Aimé Perreault

Le Québécois Aimé Perreault, 20 ans, espère se qualifier pour les Jeux olympiques de 2026

Aimé Perreault
Photo fournie par Photographie TB, Patinage de vitesse Québec À l’occasion des sélections en janvier au Centre de glaces, Aimé Perreault a surpris tout le monde en se qualifiant pour les deux dernières Coupes du monde de la saison.

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Membre de l’équipe du Québec de patinage de vitesse longue piste depuis moins de six mois, Aimé Perreault a réussi le tour de force de se qualifier pour les deux dernières Coupes du monde de la saison, en février, en Pologne.

« Je suis content, mais je vais le croire seulement quand je vais être là, souligne le patineur de 20 ans spécialiste des longues distances. Jusqu’à septembre, je patinais avec les jeunes et les maîtres au Centre de glaces, mais j’ai connu une grosse progression. »

Le parcours de Perreault n’a rien d’orthodoxe. Membre du club de Saint-Étienne en courte piste pendant huit ans, il connaissait parallèlement du succès en ski de fond, où ses performances lui ont permis d’être sélectionné au sein de l’équipe provinciale, mais un pépin logistique a modifié son parcours.

« En décembre 2021, je n’avais pas encore reçu mes skis et j’avais besoin de me trouver une autre alternative, a-t-il expliqué. À la suggestion de mon premier entraîneur en courte piste, Daniel Dubreuil, que je remercie, j’ai tenté ma chance en longue piste. Je me suis fait mouler des bottines et je n’avais plus l’argent pour des skis. J’ai donc continué le patin même si je n’aimais pas ça au début. »

Après une première course à Calgary lors d’une Coupe Canada, Perreault a réussi un chrono de 6 min 50 s lors des sélections en octobre dernier, avant de réussir un record personnel le 6 janvier de 6 min 40 s 98.

Sa performance lui a permis de terminer au deuxième rang du 5000 m et de mériter son billet pour la Pologne. Le vainqueur Jordan Belchos étaitdéjà préqualifié.

« Je n’ai pas été surpris de ses résultats parce qu’il possède tous les attributs physiques de base, mais il a fait un gros, gros travail technique qui explique son ascension rapide, a souligné son entraîneur, Marc-André Poudrier-Michaud. En raison de ses qualités athlétiques et de la connaissance de son corps, il va être bon dans n’importe quel sport. C’est possible qu’il frappe un petit plateau dans son développement, mais ça va être notre job de déterminer où est le plafond. »

Jeux olympiques de 2026

Perreault croit possible de se qualifier pour les Jeux olympiques de 2026 à Milan-Cortina d’Ampezzo. 

« Quand je débute quelque chose, je veux le terminer et je vais mettre les efforts nécessaires, a-t-il mentionné. Ce n’était pas le cas l’an dernier, mais je crois que c’est maintenant réaliste de croire en mes chances de me qualifier pour 2026. Je suis conscient que ma progression ne se poursuivra pas au même rythme, mais je me donne trois ans. Si le plateau de développement dure trop longtemps, je ne perdrai pas mon temps et je vais arrêter. »

Perreault continue de pratiquer le ski de fond et aussi le vélo pour parfaire son entraînement. 

« Je ne suis pas capable de patiner six jours par semaine, sinon je vais me tanner et arrêter, a-t-il indiqué. Ce n’est pas le sport le plus difficile physiquement, mais le patin est le sport le plus exigeant mentalement parce que tu dois faire des temps tous les jours. »

« J’ai besoin d’un équilibre et de faire autre chose qui est compatible avec mon développement, de poursuivre celui qui a été parmi les 30 athlètes retenus au camp national RBC à Ottawa à l’automne. Quand je fais une sortie en ski de fond, je n’y vais pas pour regarder les oiseaux. C’est un entraînement profitable pour le patin. J’ai débuté le ski de fond à 5 ans et je n’arrêterai jamais. »

Premier patineur avec un casque

Comme il le fait depuis ses débuts en longue piste, Perreault portera un casque en Pologne. 

« Je voulais être le premier à patiner avec un casque en Coupe du monde dans une épreuve individuelle. Ça va être spécial. Ça va faire réagir et certains vont croire que je suis là en touriste, comme ce fut le cas à Calgary à mes débuts en mars dernier. Mes adversaires avaient le sourire aux lèvres, mais ils trouvaient ça moins drôle quand j’ai gagné le 5000 m. Ça ne me dérange pas et ça me rend plus fort. » 

En Pologne, alors qu’il effectuera son premier voyage à l’extérieur du Canada, le patineur lévisien se retrouvera dans le Groupe B.

« Je veux prendre de l’expérience, regarder comment les autres patineurs se préparent et réussir un meilleur temps lors de la deuxième course », conclut-il.

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