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Des cabanes à pêche communautaires au centre-ville de Rouyn-Noranda

Des cabanes à pêche communautaires au centre-ville de Rouyn-Noranda
Émilie Parent-Bouchard / AGENCE QMI

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Trois cabanes à pêche colorées attirent le regard depuis quelques jours sur le lac Osisko, un plan d’eau situé en bordure du centre-ville de Rouyn-Noranda, qui a été historiquement lourdement impacté par les activités industrielles à proximité. 

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«On a les plus belles cabanes au Québec! On est tous un peu honteux par rapport à tout ce qui s’est passé avec ce lac-là, mais on a tous un désir de l’améliorer», s’enthousiasme Patrick Martel, président du conseil d’administration du Collectif Territoire, en référence à la pollution générée par la Fonderie Horne présente dans la ville depuis 1927.

Des cabanes à pêche communautaires au centre-ville de Rouyn-Noranda
Émilie Parent-Bouchard / AGENCE QMI

L’organisme ambitionne de redonner ce lac longtemps mal-aimé à la population à l’approche du centenaire de Rouyn-Noranda.

M. Martel rappelle que l’objectif du Collectif est de réunir le «génie créatif» des sciences, des arts et de l’industrie – la Fonderie Horne est d’ailleurs partenaire du Collectif Territoire – autour d’un projet mobilisateur commun. Selon lui, le projet du lac Osisko, dont les cabanes à pêche sont la dernière manifestation, illustre bien cette volonté.

Des cabanes à pêche communautaires au centre-ville de Rouyn-Noranda
Émilie Parent-Bouchard / AGENCE QMI

«C’est un exemple très concret. C’est de mettre des étudiants en charpenterie-menuiserie, des industriels qui vont pouvoir fournir des matières premières ou des matériaux pour pouvoir construire ça. On pouvait faire des cabanes très ordinaires ou on pouvait aussi se donner l’objectif supplémentaire d’inclure le génie créatif des arts», dit-il.

Démocratiser l’accès à la pêche blanche

La directrice générale du Collectif Territoire espère aussi que les cabanes feront de nouveaux adeptes du plein air hivernal.

Des cabanes à pêche communautaires au centre-ville de Rouyn-Noranda
Émilie Parent-Bouchard / AGENCE QMI

«On voulait donner accès à cette activité à des gens qui n’auraient peut-être pas la chance de la pratiquer parce qu’ils n’ont pas de voiture ou de motoneige. On va aussi offrir des activités à des groupes scolaires et communautaires, comme La Mosaïque interculturelle [qui veille à l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants]», note Geneviève Aubry, directrice générale du Collectif.

Pour ce qui est de la consommation des poissons pêchés dans le lac Osisko, la recommandation du ministère de l’Environnement est de la limiter à deux par mois.

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