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Immigration: «La porte de garage est grande ouverte», dit Monsef Derraji

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Le gouvernement Legault ne dit pas la vérité aux Québécois au sujet de l’immigration en faisant miroiter des seuils bas, tout en accueillant un nombre très élevé de travailleurs temporaires étrangers, s’indigne le député libéral Monsef Derraji. 

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«Quand on dit aux Québécois, pour gagner une élection: "nous on veut limiter [le nombre d’immigrants] à 40 000 [par année]". Ce n’est pas vrai M. Legault. Ce n’est pas vrai qu’il a limité les seuils à 40 000. Il ferme une porte, mais il laisse la porte du garage ouverte. Grande ouverte», a déclaré Monsef Derraji en marge du caucus présessionnel du PLQ, mercredi, à Lac-Beauport.

Selon le député libéral, qui vient tout juste d’être nommé porte-parole de son parti en matière d’immigration, le gouvernement a fixé des seuils d’immigration très bas pour donner l’impression qu’il accueille moins d’immigrants qu’il ne le fait en réalité. Dans les faits, remarque-t-il, le nombre de travailleurs temporaires étrangers vient brouiller les cartes.

«Rien qu’en termes d’étudiants étrangers, le Québec en accueille 54 000. En termes de travailleurs temporaires étrangers, ça dépasse les seuils du Québec. Et après, on nous dit qu’il faut respecter la capacité d’accueil», a soufflé M. Derraji.

Le député libéral exhorte donc le gouvernement Legault à faire preuve de plus de transparence à l’endroit de la population sur cette question, et à abandonner le débat sur les seuils d’immigration, qui est selon lui, un «faux débat». Il conviendrait plutôt de s’occuper, ajoute-t-il, d’assurer une meilleure intégration, une meilleure régionalisation, et une meilleure francisation des gens qui viennent vivre ici.

Sur l’objectif du gouvernement d’avoir une immigration économique entièrement francophone d’ici quelques années, M. Derraji est d’avis qu’il faut d’abord combler les besoins de main-d’œuvre de façon à assurer que l’État remplisse ses missions.

«Une langue, ça s’apprend. Si on veut répondre aux besoins des régions, la régionalisation, c’est la première chose à faire. Mais il faut que l’État permette à ces gens de pratiquer la langue française et de l’étudier», a-t-il déclaré.

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