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Le PLQ est totalement déconnecté

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Le jour même où le Québec célébrait les 75 ans de son drapeau, Justin Trudeau annonçait envisager un renvoi à la Cour suprême pour baliser l’utilisation de la clause dérogatoire. Méprisant.

La réponse de François Legault n’a pas tardé. 

« Cette volonté manifestée par Justin Trudeau est une attaque frontale contre la capacité de notre nation de protéger nos droits collectifs. Je rappelle qu’aucun gouvernement du Québec n’a adhéré à la Constitution de 1982 [...] C’est à l’Assemblée nationale de décider des lois qui nous gouvernent en tant que nation. Le Québec n’acceptera jamais un affaiblissement pareil de ses droits. Jamais ! »

Une déclaration forte et solennelle. Particulièrement la dernière phrase, qui m’a fait penser à Robert Bourassa : « Le Québec est aujourd’hui et pour toujours une société distincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement ». 

Évidemment, le contexte d’aujourd’hui n’est pas aussi dramatique que l’échec de Meech, mais il confirme la même volonté des premiers ministres fédéralistes que le Québec et son Assemblée nationale soient maîtres de leur destin. 

Revenir à Bourassa

QS a dit que le PM du Canada n’a pas de leçon à donner en matière de droits de la personne ; au PQ, que c’est une attaque à la démocratie. Seule voix discordante, le PLQ. 

Les libéraux d’aujourd’hui devraient réécouter en boucle les discours de Bourassa plutôt qu’être nostalgique de l’ère Charest-Couillard, où les enjeux de langue, d’immigration, de laïcité, de privatisation et de corruption étaient minimisés. 

L’ère Charest-Couillard a saccagé les joyaux du modèle québécois en plus de nier le déclin du français et la volonté des Québécois de vivre dans un État laïc.

PLQ traître et sur le respirateur

Avec 8 % chez les francophones, le PLQ doit revenir à son essence. Où est le PLQ pour défendre la souveraineté parlementaire de l’Assemblée nationale ? En passant, dans l’histoire, l’usage préventif de la clause dérogatoire, c’est la norme et non pas l’exception, M. Tanguay devrait refaire ses devoirs.

Le PLQ semble oublier que son propre parti n’a pas signé la constitution canadienne parce que cette constitution n’assure pas la défense de la minorité québécoise au sein du Canada. Le dernier rempart est la clause dérogatoire.

Pour ne pas devenir totalement insignifiant, le PLQ devrait s’en souvenir.

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