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L’équipe qui joue toujours pour gagner

Bruins c. Canadiens
Photo Martin Chevalier Taylor Hall a célébré son but qui a permis aux Bruins de créer l’égalité 1 à 1 en deuxième période.

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Si les Bruins maintiennent leur rythme endiablé, ils termineront la saison avec une récolte record de 139 points. Ils vont casser quelque part, dites-vous ? Possible. Peut-être. Mais rappelez-vous que l’on parle de la même équipe de qui on disait que son début de saison ne serait pas facile sans la présence de Charlie McAvoy dans ses rangs.

Le défenseur étoile a raté les 13 premiers matchs des siens en raison d’une blessure qui remontait à la saison dernière.

Et comment les Bruins s’en sont-ils tirés au cours de cette séquence ?

Ils ont conservé une fiche de 11 victoires contre seulement deux défaites.

Rien que ça !

Respect !

Si les Bruins améliorent la marque de tous les temps en termes de points amassés au classement, il s’en trouvera pour dire que lorsque le Canadien a connu des saisons de 127, de 129 et de 132 points, de 1975-1976 à 1977-1978, il n’y avait pas de prolongation.

De nos jours, les victoires remportées en bris d’égalité s’ajoutent à celles méritées en temps réglementaire.

Mais ne dit-on pas que toute comparaison est odieuse.

N’empêche, qu’on adore les Bruins ou qu’on les déteste, ils méritent tout notre respect.

Voilà une organisation qui a repêché dans le top 10 pour la dernière fois en 2011.

Les Bruins choisirent Dougie Hamilton au neuvième rang. Après trois saisons passées à Boston, le défenseur était échangé aux Flames de Calgary. Trois ans plus tard, il passait aux Hurricanes de la Caroline avec qui il a disputé aussi trois saisons avant de se joindre aux Devils du New Jersey à titre de joueur autonome il y a deux ans.

Deux grosses prises

En 2014 et en 2016, les Bruins repêchèrent toutefois deux joueurs qui se sont élevés au rang de vedettes dans la Ligue nationale.

Aussi incroyable que ça puisse paraître aujourd’hui, ils mirent la main sur David Pastrnak au 25e rang en 2014, puis sur McAvoy en 14e position en 2016.

C’est ce qu’on appelle avoir du pif.

Les Bruins ne sont pas parfaits non plus. Ils ont commis des mauvais coups.

En 2015, ils ont sélectionné Jakub Zboril au 13e rang, Jake DeBrusk, 14e et Zachary Zenyshyn, 15e. DeBrusk est le seul membre du trio à s’être fait une place à Boston.

Depuis l’année où ils ont repêché Hamilton, les Bruins revendiquent la meilleure fiche dans la LNH en saison régulière. Leur dossier de 522 victoires, 256 défaites et 98 revers en bris d’égalité leur confère une moyenne de points de ,652.

Vous voulez savoir où le Canadien se situe? En 22e position avec une moyenne de ,530.

Bon, les Bruins n’ont pris part à la finale de la coupe Stanley que deux fois au cours de cette période de 11 saisons ; ils ont eu le malheur en plus de perdre à chaque occasion, la première fois en 2013 aux mains des Blackhawks de Chicago et la deuxième fois en 2019 contre les Blues de Saint Louis.

Ils ont raté les séries en 2015 et 2016 malgré des récoltes de 96 et de 93, ce qui devait mener au congédiement de Claude Julien en 2017.

107 points ? Pas suffisant !

Sous la direction de Bruce Cassidy, les Bruins ont connu quatre saisons de 100 points et plus ; ils l’ont congédié après une campagne de 107 points l’an dernier.

Raison : à part une participation en finale en 2019, les Bruins n’avaient jamais dépassé la deuxième ronde des séries lors des cinq autres saisons de Cassidy comme entraîneur-chef.

Son congédiement a tout de même soulevé beaucoup de questionnement à Boston. Le directeur général Don Sweeney a expliqué que l’approche directe et le franc-parler de Cassidy avaient fini par peser sur les joueurs avec le poids des années.

Aujourd’hui, plus personne ne parle de Cassidy. Les Bruins accomplissent des merveilles sous la tutelle de Jim Montgomery.

En mission pour Bergeron ?

À la voir aller, l’équipe bostonienne semble en mission.

Son capitaine Patrice Bergeron, qui a commencé à parler de retraite après la saison dernière, pourrait en être à ses derniers milles dans la Ligue nationale. Et s’il y a un joueur pour qui ses coéquipiers aimeraient gagner, c’est bien lui.

Cela dit, il reste beaucoup de hockey à jouer et ce n’est pas une saison record qui garantirait la coupe Stanley aux Bruins.

L’histoire dit que parmi les 11 équipes qui ont connu des saisons de 120 points, une seule a remporté les grands honneurs. 

Vous aurez deviné qu’il s’agit du Canadien des années 1970.

Reverra-t-on ça un jour à Montréal ?

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