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«Débordement»: un thriller haletant, mais brouillon...

Infinity Pool
Photo fournie par Elevation Pictures Une scène du film Débordement, à l’affiche dès vendredi.

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Deux ans après le diablement efficace Possessor, Brandon Cronenberg revient avec Débordement, un nouveau film plus tordu que son prédécesseur. S’il s’avère moins convaincant, il permet tout de même au cinéaste de faire honneur à son héritage familial.

Même si plusieurs années se sont écoulées depuis la publication de son premier roman, l’auteur James Foster est toujours affligé du syndrome de la page blanche. Alors qu’il tente de retrouver l’inspiration en séjournant dans un complexe hôtelier paradisiaque, il verra plutôt son périple virer au cauchemar lorsqu’un faux pas – ou plutôt, un crime accidentel – commis en dehors des murs de l’établissement l’enverra en taule. 

Il y découvrira alors un pan aussi terrifiant que méconnu du système de justice local. Alors qu’il est condamné à être exécuté, une alternative alléchante – et troublante ! – s’offre à lui : procéder à un clonage et envoyer son double subir sa peine à sa place.

Prémisse intrigante 

La prémisse, on l’avoue, nous a scotché sur notre fauteuil en quelques minutes seulement. Car Brandon Cronenberg, tout comme son père David Cronenberg, est particulièrement adroit pour juxtaposer la beauté et la terreur, l’immaculé et le pervers. Résultat : un climat parfaitement anxiogène où l’angoisse est omniprésente. 

Mais lorsque l’intrigue de Débordement se retrouve à un carrefour, le film emprunte malheureusement la moins intéressante des pistes s’offrant à lui. 

S’ensuit alors une débandade violente et grotesque, multipliant les excès de violence et les fluides corporels déversés généreusement sur nos écrans. Pas que ce soit forcément une mauvaise chose dans ce type de film. Mais on sent ici une étonnante – et décevante – vacuité dans le propos de Cronenberg.

Heureusement que ses interprètes sauvent la mise, et ce, jusqu’à l’arrivée du générique. Alexander Skarsgård est absolument impeccable, prêt à aller jusqu’au bout de son être pour incarner le désarroi le plus total. Mention spéciale, également, à une Mia Goth divinement déjantée. L’actrice britannique, dont l’étoile ne cesse de monter dans le firmament hollywoodien, prouve encore une fois qu’elle est une des plus douées de sa génération. 

  • Débordement ★★★☆☆

Un film de Brandon Cronenberg

Avec Alexander Skarsgård, Mia Goth et Cleopatra Coleman.

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