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Allégations de réservations illégales de rendez-vous médicaux envers Bonjour-santé



Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) analyse présentement les activités du portail privé Bonjour-santé, qui aurait offert à ses abonnés payants des rendez-vous médicaux réservés au préalable grâce aux disponibilités offertes dans le système public.

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Ce sont des membres du personnel du réseau de la santé qui ont alerté le ministère lorsque certains ont remarqué des irrégularités en lien avec la disponibilité des rendez-vous sur le portail de Bonjour-santé. 

Ce site web offre un service gratuit pour une recherche dans une clinique où le patient est membre. Il y a toutefois des services payants. 

On reproche à la plateforme de réserver des rendez-vous affichés sur le système du réseau public pour ensuite les proposer à ses clients payants. 

Dossier prioritaire

« Le MSSS se penche sur [ces allégations] afin [de] faire la lumière et de déterminer si elles sont avérées. Le cas échéant, le MSSS déterminera quelles seraient les mesures à prendre », a indiqué par courriel la porte-parole Noémie Vanheuverzwijn.  

Il n’a pas été possible de savoir quand le MSSS a été alerté par la situation et depuis quand il tente d’éclaircir la situation. 

Il s’agit toutefois d’un dossier prioritaire, indique le MSSS. C’est l’entreprise PetalMD, une plateforme infonuagique sécurisée et qui orchestre la prestation des soins aux patients, qui assiste le MSSS dans ces vérifications. 

Injuste

Selon le Conseil pour la protection des malades, il s’agirait d’une pratique illégale en vertu de la Loi canadienne sur la santé. 

« Ce n’est pas juste, on a déjà de la misère à avoir un médecin. Si en plus on doit attendre que ceux qui ont payé aient accès avant [ceux qui n’ont pas payé], ce n’est pas juste », fait valoir Paul Brunet, président-directeur général de l’organisme.  

Bonjour-santé réfute ces allégations et se décrit plutôt comme une « vitrine » de rendez-vous.

L’entreprise recherche des plages horaires selon des critères précis et remet les résultats au patient, indique sa porte-parole Annie Blanchette. 

Selon elle, le paiement d’un abonnement est justifié par l’ajout de services supplémentaires aux patients, par exemple une option d’alerte.

Les membres dont les recherches de rendez-vous n’ont pas été fructueuses peuvent recevoir une alerte lorsqu’une plage horaire se libère. 

Mme Blanchette n’est pas en mesure d’indiquer le nombre de membres ou de rendez-vous pris annuellement sur la plateforme. Toutefois, elle précise que le portail reçoit 100 000 visites par semaine.  

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